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Zimbabwe: interdiction de l’exportation de tous les minerais bruts

Le Zimbabwe a ordonné, mercredi, l’interdiction  de toute exportation de minerais bruts et de concentrés de lithium, une  mesure destinée à renforcer le contrôle sur ses ressources et leur  valorisation au niveau local.

L’interdiction, avec effet immédiat et « jusqu’à nouvel ordre », couvre tous  les minerais, y compris ceux déjà en transit, selon un communiqué du  ministère des Mines. « Le gouvernement compte sur la coopération de l’industrie minière  concernant cette mesure qui a été prise dans l’intérêt national », déclare  le ministre des Mines Polite Kambamura, cité dans le communiqué.

« Le gouvernement reste déterminé à garantir la transparence, la  valorisation et la transformation locales, le respect des obligations et la  responsabilité dans l’exportation des ressources minérales du Zimbabwe »,  ajoute le ministre. Le Zimbabwe « engagera prochainement des consultations avec le secteur sur  les nouvelles attentes et la voie à suivre », selon Polite Kambamura.

Le pays avait déjà annoncé mi-2025 une interdiction d’exporter des  concentrés de lithium qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2027,  imposant  au secteur l’obligation de construire des usines de raffinage sur  place. Le pays d’Afrique australe détient les plus importantes ressources de  lithium du continent, un minerai qu’il exporte massivement et qui entre  notamment dans la fabrication des batteries de voitures électriques.

Outre le lithium, le pays dispose d’importantes réserves de métaux du  groupe platine (qui comprend notamment le rhodium et le palladium), de  cuivre et de nickel. Selon les données de la Banque mondiale, l’exploitation minière est le  deuxième plus grand contributeur au PIB du Zimbabwe, à hauteur de 14,3%.

La sécurisation de minerais stratégiques essentiels à la fabrication de  batteries électriques ou à l’industrie de la défense est devenue une  priorité mondiale.

Cette course aux minerais incite de nombreux pays africains détenteurs de  ces ressources à renforcer leur contrôle sur l’exploitation des mines et à  inciter, voire obliger, les sociétés minières à transformer les minerais  bruts sur place pour en tirer plus de revenus.

(APS)  

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