Washington et Tokyo s’allient pour sécuriser leurs approvisionnements en terres rares

Les États-Unis et le Japon ont signé, mardi, un accord-cadre visant à « sécuriser » leurs approvisionnements en terres rares, alors que ces ressources stratégiques deviennent un enjeu majeur pour les industries de haute technologie, ont rapporté des médias internationaux.
En visite à Tokyo, le président américain Donald Trump a rencontré la nouvelle première ministre japonaise, Sanae Takaichi, en poste depuis une semaine. À cette occasion, les deux dirigeants ont affiché leur volonté de renforcer leur partenariat économique et stratégique.
« J’ai toujours eu un grand amour et un profond respect pour le Japon. Je tiens à vous assurer que ce sera une relation privilégiée (…) Nous sommes un allié au plus haut niveau », a déclaré M. Trump avant leur entretien.
Mme Takaichi a, pour sa part, exprimé le souhait d’ouvrir « un nouvel âge d’or » des relations nippo-américaines et salué la coopération entre les deux pays. Elle a également indiqué que le Japon porterait ses dépenses de défense à 2 % de son produit intérieur brut dès l’exercice fiscal en cours, soit deux ans avant le calendrier prévu.
L’accord signé à Tokyo prévoit de « renforcer la sécurisation de l’approvisionnement en minéraux critiques et terres rares, indispensables au soutien de [leurs] industries, notamment de technologies de pointe », selon le communiqué de la Maison Blanche.
Le texte établit un cadre de coopération destiné à soutenir l’exploitation, le traitement et le développement de projets dans les deux pays. Washington et Tokyo s’engagent à « identifier conjointement » des initiatives visant à combler « les lacunes » de leurs chaînes d’approvisionnement, notamment pour les produits dérivés tels que les aimants, les batteries et les catalyseurs. Des mesures concrètes devront être adoptées « dans les six prochains mois » pour soutenir financièrement ces projets prioritaires, grâce à « des mécanismes de soutien financier, des mesures commerciales, le cas échéant, et des systèmes de stockage ».
« Les participants entendent mobiliser le soutien des gouvernements et du secteur privé (…) par le biais de subventions, de garanties, de prêts ou (…) d’assouplissements réglementaires », indique encore le texte.
Cet accord marque une nouvelle étape dans la coopération économique entre Washington et Tokyo, qui entendent renforcer la résilience de leurs chaînes d’approvisionnement dans un contexte mondial en évolution.




