Vote de confiance le 8 septembre : LFI et le PCF voteront « pour faire tomber le gouvernement »

François Bayrou a annoncé lundi qu’il engagerait le 8 septembre la « responsabilité du gouvernement » devant l’Assemblée nationale, pour trancher la « question centrale » de « la maîtrise de nos finances » dit-il , et valider le principe de son plan d’économies budgétaires.
Le Premier ministre a dit avoir demandé au président de la République Emmanuel Macron, « qui l’a accepté« , de « convoquer le Parlement en session extraordinaire » pour y prononcer une nouvelle déclaration de politique générale « suivie d’un vote » pouvant entrainer la chute de son gouvernement.
Ce vote « consacrera la dimension de l’effort » de près de 44 milliards d’euros de réduction du déficit public de la France, a affirmé Bayrou lors d’une conférence de presse de rentrée.
Plusieurs de ses propositions ont rencontré une forte opposition, notamment la suppression de deux jours fériés. Mais « la discussion » sur « chacune des mesures de ce plan d’urgence » devra avoir lieu après le vote de confiance, a souligné le Premier ministre.
« S’il n’y a pas cet accord minimal, ça ne sert à rien, on n’y arrivera pas« , a-t-il ajouté, après avoir estimé que la France traverse « un moment d’hésitation et de trouble » qui « impose une clarification« .
La France insoumise et le Parti communiste français ont annoncé qu’ils voteraient le 8 septembre pour « faire tomber le gouvernement », lors du vote de confiance à l’Assemblée nationale annoncé lundi par François Bayrou.
« Désormais, chacun est au pied du mur et doit prendre position clairement. Les parlementaires insoumis voteront le 8 septembre pour faire tomber le gouvernement », a affirmé le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, sur X.
« Le 8 septembre, il faudra faire tomber ce gouvernement », a également réagi Léon Deffontaines , porte-parole du PCF, sur le même réseau social.
En outre, un appel est lancé, sur les réseaux sociaux, pour une large contestation sociale, le 10 septembre, du plan d’austérité annoncé par le premier ministre français, un appel auquel ont répondu, favorablement, la LFI et différents syndicats, dont ceux de la SNCF.
Presse internationale




