Violences en Haïti/ONU : poursuite de l’aide humanitaire malgré une situation instable

L’acheminement de l’aide humanitaire à la population de Port-au-Prince ravagée par la violence des gangs se poursuivait, malgré la situation tendue et instable dans la capitale haïtienne, a indiqué lundi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).
Samedi, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a signalé qu’un de ses conteneurs, contenant des articles essentiels à la survie maternelle, néonatale et infantile, avait été pillé au port principal de Port-au-Prince.
« Nos collègues de l’UNICEF ont condamné les pillages et souligné que priver les enfants de produits de santé vitaux dans un système de santé en ruine constitue une violation de leurs droits », a souligné le porte-parole adjoint du Secrétaire général, Farhan Haq, lors d’un point de presse à New York.
Alors qu’il y a plus de 300 conteneurs appartenant à des agences de l’ONU et à des organisations non gouvernementales à Port-au-Prince, les discussions se poursuivent avec les autorités portuaires et gouvernementales pour les sécuriser, a-t-il précisé.
Parallèlement, de puis début mars, le Programme alimentaire mondial (PAM) a livré 115.000 repas chauds aux personnes déplacées dans la capitale.
Sur le plan sanitaire, l’Hôpital Universitaire la Paix, le seul hôpital public de Port-au-Prince capable de traiter les traumatismes, continue de fonctionner avec le soutien de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
L’hôpital a activé son plan de gestion de pertes massives pour augmenter sa capacité à accueillir davantage de patients.
Concernant les déplacements, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) affirme dans une nouvelle enquête qu’en plus des déplacements à l’intérieur de la capitale, les attaques et l’insécurité poussent de plus en plus de personnes à quitter Port-au-Prince pour trouver refuge dans les provinces, en prenant le risque de passer par les itinéraires contrôlés par les gangs. Du 8 au 14 mars, l’OIM indique que près de 17.000 personnes ont quitté la capitale.
Plus de la moitié d’entre elles se sont dirigées vers les départements du Grand Sud.
Cette région accueille déjà plus de 116.000 personnes qui ont fui la zone métropolitaine de Port-au-Prince ces derniers mois.
Agences




