Une dangereuse escalade des crimes de l’occupation sioniste contre les détenus palestiniens en novembre

La Commission des affaires des détenus et ex-détenus, en coordination avec le Club des prisonniers palestiniens, a révélé une intensification sans précédent des crimes de torture, de mauvais traitements et de privation alimentaire dans les prisons et camps de détention de l’occupation sioniste au cours du mois de novembre 2025, a indiqué l’agence de presse palestinienne WAFA.
Ces constats s’appuient sur des dizaines de visites de terrain menées par leurs équipes juridiques, qui décrivent une situation s’inscrivant dans ce qu’elles qualifient d’« extermination prolongée » visant les détenus palestiniens.
Dans un communiqué publié jeudi, les deux organisations ont dénoncé l’usage persistant de chocs électriques, les tirs de balles en caoutchouc, la privation de soins et le harcèlement systématique de détenus malades ou blessés. Elles font également état de l’apparition de la gale dans plusieurs établissements pénitentiaires, où des centaines de cas d’infection ont été recensés.
La situation des femmes détenues et des enfants détenus n’est guère différente. En novembre, de multiples actes de répression ont été signalés, assortis de diverses formes de mauvais traitements. Des témoignages recueillis auprès de détenues mettent en lumière des pratiques particulièrement humiliantes et dégradantes, reflétant une politique de privation et de restrictions imposée par l’administration pénitentiaire.
Les prisons visitées incluent notamment : Negev, Ofer, Damon, Shatta, Megiddo, Gilboa, le camp d’Ofer (Gilad), la prison de Ganot – anciennement Ramon et Nafha – ainsi que la section Rekefet de la prison de Ramla.
La Commission et le Club des prisonniers mettent en garde contre cette détérioration alors même que les autorités d’occupation sioniste accélèrent l’examen d’un projet de loi autorisant l’exécution de détenus palestiniens, qualifié de l’un des textes les plus dangereux jamais envisagés.
Dans un contexte de guerre d’extermination qui, selon eux, se poursuit à l’intérieur même des prisons, et au sein d’un ensemble de lois visant la présence palestinienne, ce projet marque une tentative de légaliser et d’institutionnaliser la peine de mort.
Les organisations rappellent que des exécutions extrajudiciaires sont pratiquées depuis des décennies à travers différentes politiques, dont la « mort lente » qui a coûté la vie à des centaines de prisonniers et détenus palestiniens.




