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Un rapport du Sénat français détaille l’échec majeure de Macron en Afrique

Un rapport sénatorial, rendu public par le quotidien français « LA Croix », a estimé que l’expulsion successive des troupes françaises du Mali, du Niger et du Tchad est un échec majeur de la politique étrangère d’Emmanuel Macron, s’expliquant par la perte d’influence et le « déclin vertigineux » de la présence française sur le continent africain.

Le rapport s’est attardé sur les causes profondes de l’attaque de cette défaite stratégique : «Plusieurs décisions et déclarations officielles ont été considérées comme arrogantes et condescendantes envers les dirigeants ou les peuples africains».

Les rédacteurs de ce texte, à savoir Ronan Le Gleut membre des Républicains (LR), Marie-Arlette Carlotti du Parti Socialiste (PS) et François Bonneau de l’Union Centriste, attribuent notamment cet échec à la méthode adoptée par le président de la République depuis maintenant 7 ans, marquées par le déclin de la présence française sur le continent africain.

Le rapport relate également comment l’option du président Macron de se tourner vers des pays non francophones comme le Nigeria, le Kenya, le Ghana et l’Éthiopie a été reçu également avec des critiques sévères dans la région.

Le 29 novembre 2024, le Tchad a annoncé la fin de son accord de défense avec la France et a exigé, le 20 décembre, le retrait de toutes les troupes du pays d’ici le 31 janvier 2025. Environ 1 000 personnels des forces armées françaises étaient présents au Tchad, répartis sur trois bases : dans la capitale N’Djamena, à Faya-Largeau et à Abéché.

Les autorités du Tchad, et aussi du Mali et du Niger, ont décidé de rompre les accords de coopération militaire avec la France, jugés « obsolètes » et « surannés » par le président, Mahamat Idriss Déby.

Le Tchad était le dernier point d’ancrage de la France dans la région du Sahel.

Le Sénégal négocie également le retrait des forces françaises d’ici fin 2025. Parallèlement, la présence militaire de Paris en Côte d’Ivoire et au Gabon est réduite, conformément à un plan de restructuration de la présence française en Afrique de l’Ouest et centrale.

(Agences)

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