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Un organisme sahraoui dénonce la programmation à Paris d’un événement de propagande au profit du Maroc

Le centre d’analyse du Sahara occidental (CASO) a  rendu public un communiqué dans lequel il dénonce la programmation d’un  événement à Paris, visant à faire la propagande de l’occupation des  territoires sahraouis par le Maroc sous le couvert d’une activité  culturelle.

« Sous couvert de culture, d’art et de gastronomie, cette manifestation  constitue une opération de propagande politique orchestrée par des relais  du régime marocain en France, visant à légitimer l’occupation militaire du  Sahara occidental, en violation du droit international et des décisions des  Nations unies et de la Cour de justice de l’Union européenne », alerte le  centre.

Cet événement, prévu le 23 novembre au centre d’expositions La  Bellevilloise à Paris, est présenté par ses initiateurs, deux associations  marocaines, comme « une célébration du cinquantenaire de +la Marche verte+ »,  assure le CASO (organisme indépendant spécialisé dans les questions  juridiques liées au Sahara occidental).

« +La Marche verte+ de 1975, présentée ici comme un +devoir patriotique+  fut en réalité  une opération de conquête coloniale déclenchée, alors que la  Cour internationale de Justice venait de confirmer l’absence de tout lien  de souveraineté entre le Maroc et le Sahara occidental (Avis du 16 octobre  1975).

Cinquante ans plus tard, cette instrumentalisation mémorielle cherche à  normaliser une situation illégale et à influencer les diasporas maghrébines  sous couvert de folklore culturel », dénonce le centre dans son communiqué.

« Le CASO rappelle que La Bellevilloise, exploitée par la société Oriza, a  bénéficié en 2024 d’une subvention municipale de 10000 euros accordés par  la Ville de Paris (…). Il est inacceptable qu’un lieu soutenu par des  fonds publics serve de tribune à une propagande d’Etat contraire aux  principes de la Charte des Nations Unies et au droit des peuples à disposer  d’eux-mêmes », souligne le texte.

Il « interpelle (…) la Maire de Paris et son adjointe à la culture pour  clarifier les conditions d’octroi et d’usage de cette subvention, rappeler  la neutralité politique exigée des structures culturelles subventionnées,  condamner publiquement l’utilisation d’un espace parisien pour une  célébration d’occupation coloniale ».

Le centre rappelle que le Sahara occidental « demeure un territoire non  autonome selon l’ONU ». « L’arrêt CJUE (Cour de justice de l’Union européenne) du 4 octobre 2024 a  confirmé que le Maroc n’a aucune souveraineté ni mandat d’administration  sur ce territoire (et) l’exploitation économique, culturelle ou symbolique  du Sahara occidental par le Maroc constitue une violation du droit  international », note-t-il.            « La lutte pour la vérité historique et le respect du droit international  ne saurait être dévoyée par la diplomatie de la désinformation », conclut le  communiqué.

(APS)  

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