Un chercheur japonais dévoile les crimes de l’occupation marocaine et sa politique coloniale au Sahara occidental

Lors de son intervention devant la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, l’universitaire japonais Yuichi Iwasaki, spécialiste des questions sociales et politiques africaines et membre de l’Association japonaise des amis du Sahara occidental, a dressé un constat accablant de la situation dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine, la qualifiant d’« extrêmement dramatique », a rapporté l’agence de presse sahraouie (SPS).
Chercheur engagé, M. Iwasaki a rappelé qu’il visite régulièrement, depuis 1995, les Sahraouis installés dans les territoires occupés, les zones libérées, les camps de réfugiés et la diaspora. Ses nombreuses observations et recherches lui ont permis de documenter la réalité de l’occupation militaire et coloniale marocaine, marquée selon lui par des politiques de nettoyage ethnique, d’exploitation illégale des ressources naturelles et de violations répétées du droit international.
L’universitaire a déploré le manque d’équité dans le traitement de la question sahraouie. Malgré la présence de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), le développement dans la région, a-t-il souligné, se poursuit sans le consentement du peuple sahraoui, tandis que ses richesses continuent d’être pillées. Les États et entreprises qui tirent profit de ces ressources, a-t-il regretté, ferment les yeux sur les agissements du Maroc et sur les violations qu’il commet en toute impunité.
M. Iwasaki a rappelé que les Nations unies reconnaissent le Front Polisario comme le représentant légitime du peuple sahraoui, lequel dispose d’un droit inaliénable à l’autodétermination. Il a, à cet égard, appelé à l’organisation urgente d’un référendum libre et transparent permettant aux Sahraouis de décider de leur avenir politique.
Le chercheur a en outre dénoncé la répression systématique exercée par les autorités marocaines dans les territoires occupés : restrictions à la liberté d’expression, arrestations arbitraires, torture et autres violations graves des droits humains. Il a également pointé du doigt le bannissement des médias étrangers, l’expulsion des observateurs internationaux, ainsi que les attaques de drones marocains visant des civils sahraouis et leurs véhicules.
En conclusion, M. Yuichi Iwasaki a estimé que l’occupation marocaine du Sahara occidental a trop duré, appelant la communauté internationale à agir avec davantage de détermination et d’urgence pour y mettre fin. Il a enfin rappelé qu’aucune norme du droit international n’accorde la moindre légitimité à la présence du Maroc dans ce territoire non autonome.
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