Trump estime que les pourparlers avec Poutine « ne mènent nulle part » et annonce de nouvelles sanctions

Au lendemain de l’annonce par le président américain Donald Trump du report sine die d’une rencontre prévue à Budapest avec son homologue russe Vladimir Poutine, les États-Unis ont dévoilé de nouvelles sanctions ciblant les deux principales compagnies pétrolières russes.
Trump a menacé à plusieurs reprises de prendre des mesures plus sévères contre Moscou, mais il les a évitées jusqu’à présent dans l’espoir de négocier un accord de paix.
« Chaque fois que je parle à Vladimir, j’ai de bonnes conversations mais ensuite elles ne mènent nulle part », a déclaré Trump.
Mercredi, Trump a reproché à Poutine son manque d’engagement en faveur de la paix et a exprimé l’espoir que les sanctions pourraient débloquer la situation.
« J’ai senti que le moment était venu. Nous avons attendu longtemps », a-t-il déclaré. Il a qualifié le paquet de sanctions d’« énorme », ajoutant qu’il espérait qu’elles pourraient être rapidement levées si la Russie acceptait de mettre fin au conflit en Ukraine.
Vendredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu à la Maison Blanche pour solliciter l’acquisition de missiles Tomahawk à longue portée, capables d’atteindre le territoire russe en profondeur. Sa demande n’a toutefois pas été satisfaite.
La veille, Donald Trump avait proposé une rencontre avec Vladimir Poutine en Hongrie. Toutefois, à la suite d’un échange téléphonique entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, l’initiative a été reportée. Trump a justifié sa position en affirmant qu’il ne souhaitait pas participer à une « réunion inutile ».
Trump a ensuite déclaré avoir refusé de livrer ces missiles à l’Ukraine, estimant qu’ils étaient « extrêmement complexes » et nécessitaient un an d’entraînement intensif pour les utiliser.
Depuis le début du conflit en Ukraine, la dépendance énergétique de l’Europe vis-à-vis du pétrole et du gaz russes a nettement reculé. Toutefois, le gaz russe constitue encore 13 % des importations de l’Union européenne.
Trump avait précédemment déclaré qu’il n’imposerait de nouvelles sanctions à Moscou que si l’Europe cessait complètement d’acheter de l’énergie russe. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué un nouveau paquet de sanctions approuvé mercredi par l’UE, qui comprend une interdiction des importations de gaz naturel liquéfié russe d’ici 2028.
(Agences)




