Soudan : l’ONU salue le prolongement de l’ouverture du poste-frontière d’Adré pour l’aide au Darfour

Les agences humanitaires des Nations unies ont salué, jeudi, la décision du gouvernement soudanais de prolonger l’ouverture du poste-frontière d’Adré, un point de passage considéré comme essentiel pour l’acheminement de l’aide dans les zones menacées par la famine dans les régions du Darfour et du Kordofan.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), ce poste frontalier, « véritable bouée de sauvetage pour des millions de personnes », reste la voie la plus directe et la plus efficace pour acheminer une aide vitale aux populations vulnérables soudanaises du Darfour.
« Je me réjouis de la décision de maintenir ouvert pour trois mois supplémentaires le point de passage frontalier d’Adré entre l’est du Tchad et le Darfour », a déclaré Clémentine Nkweta-Salami, Coordinatrice humanitaire de l’ONU pour le Soudan.
« Compte tenu des défis opérationnels et de protection, le point de passage d’Adré doit rester ouvert en permanence pour permettre l’acheminement continu de l’aide humanitaire vitale au Soudan à l’échelle requise », a insisté l’OCHA .
Alors que Tiné reste ouvert, « les conflits et les activités criminelles » le long de la route au Darfour continuent de poser des problèmes d’accès importants pour les opérations humanitaires. Avec le début de la saison des pluies, les fortes pluies et les inondations compromettent encore plus la viabilité de cette route, la rendant largement impraticable.
Entre août 2024 et mai 2025, environ 1.600 camions transportant près de 55.000 tonnes de marchandises humanitaires vitales sont entrés au Soudan par le point de passage d’Adré, selon les agences onusiennes.
Par ailleurs, l’afflux des réfugiés soudanais vers le Tchad se poursuit, avec un nombre d’exilés atteignant désormais des niveaux comparables à ceux du début du conflit en 2023. Au cours des 30 derniers jours, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a enregistré plus de 47.000 réfugiés soudanais dans les provinces du Wadi-Fira et de l’Ennedi-Est.
Un précédent décompte effectué mercredi faisait état de 40.000 réfugiés en un mois. Selon le HCR, ce nouvel afflux est principalement alimenté par « l’escalade des violences dans la région du Darfour, où des affrontements entre groupes armés rivaux se multiplient, ainsi que dans d’autres zones affectées par l’insécurité ».
(APS)




