Soudan : 65 morts dans des bombardements sur Omdourman

Des bombardements attribués aux Forces de soutien rapide (FSR) sur Omdourman, en proche banlieue de la capitale soudanaise, ont tué au moins 65 personnes et fait des centaines de blessés, a indiqué dans un communiqué le gouverneur de l’Etat de Khartoum. Un précédent bilan faisait fait état de 15 morts.
Un seul obus tiré sur un bus de passagers « a tué tout le monde à bord », soit 22 personnes, a notamment indiqué Ahmed Othman Hamza, dénonçant un « massacre » commis par les Forces de soutien rapide (FSR) en conflit depuis 20 mois avec l’armée régulière.
L’hôpital Al-Nao, l’un des derniers établissements à recevoir des patients dans le secteur, a reçu 15 des morts dans le bombardement du bus, et sept ont succombé à leurs blessures à l’hôpital, a indiqué une source médicale.
Il a également reçu 45 blessés « provenant de différents secteurs » d’Omdourman, selon la même source.
La journée de mardi a été marquée par les combats les plus violents de cette année entre l’armée régulière conduite par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les FSR de son ancien allié et adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo.
« Nous n’avons pas vu de bombardements aussi intenses depuis six mois », a déclaré un témoin de l’attaque sur le bus.
Un autre témoin a signalé des tirs d’obus depuis la base militaire de Wadi Seidna, dans le nord d’Omdourman, en direction des positions des FSR dans l’ouest de la ville et de l’autre côté du fleuve, à Bahri.
Le conflit au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts et plus de onze millions de déplacés, et provoqué l’une des pires crises humanitaires récentes, selon l’ONU.
Le système de santé, déjà fragile avant le conflit, est paralysé avec jusqu’à 80% d’établissements en zone affectée qui sont soit fermés, ou à peine opérationnels, selon l’ONU.




