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Sahara occidental: WSRW dénonce le choix de Dakhla occupée pour l’implantation d’un centre marocain de données

L’Observatoire international de surveillance  des ressources naturelles du Sahara occidental (Western Sahara Resource  Watch -WSRW) a dénoncé le choix de la ville sahraouie occupée de Dakhla  comme site d’implantation du nouveau centre marocain de données, en  violation du droit international et du droit du peuple sahraoui à  l’autodétermination.

« Etablir un centre de données de cette envergure en territoire occupé,  sans consentement (du peuple sahraoui), équivaut à une usurpation du  territoire sahraoui, déguisée en avancée technologique », a affirmé Sara  Eyckmans, membre de l’Observatoire, citée dans un communiqué.         Alors que le Maroc parle de « souveraineté numérique », il continue de  « violer le principe même de souveraineté lorsqu’il s’agit du peuple  sahraoui », déplore Sara  Eyckmans.

« Aucun panneau solaire, ni aucune image de marque écologique ne peuvent  masquer la réalité : ce projet est développé sur un territoire sous  occupation militaire »,  ajoute-t-elle.

Selon WSRW, ce projet s’inscrit dans la stratégie globale du Maroc visant  à « attirer les entreprises technologiques internationales grâce à des  mesures incitatives, telles  que des réductions d’impôts et des exonérations ».    « Mais derrière la façade élégante de l’énergie verte et des +avancées  technologiques+ se cache une réalité troublante : le centre de données est  prévu sur un territoire  occupé, sans le consentement du peuple sahraoui dont le droit à  l’autodétermination est inscrit dans le droit international », explique  cette ONG.

Elle rappelle, dans ce contexte, que les Nations unies classent le Sahara  occidental comme territoire non autonome et que la prétendue « souveraineté »  du Maroc sur ce  territoire a été rejetée par les tribunaux internationaux et n’est reconnue  ni par l’ONU, ni par la grande majorité de la communauté internationale.

« L’ampleur du projet Dakhla accroît les inquiétudes. Les centres de  données nécessitent de vastes étendues de terrain et des infrastructures  importantes : routes, lignes  électriques, fibre optique qui pourraient modifier irréversiblement le  paysage et renforcer l’occupation marocaine », avertit l’Observatoire.

C’est pourquoi, WSRW exhorte tous les investisseurs et les entreprises  impliqués dans les infrastructures de données au Maroc à « faire preuve de  prudence et à éviter toute complicité dans des projets situés en territoire  occupé ». « La jurisprudence internationale a établi que le Sahara occidental est un  territoire distinct et séparé du Maroc et que les activités économiques qui  y sont menées  nécessitent le consentement du peuple sahraoui », souligne cette ONG, citant  notamment les dix arrêts ultérieurs de la Cour de justice de l’UE.

Alors que le monde évolue vers un avenir de plus en plus numérique, WSRW  appelle les gouvernements, investisseurs et entreprises à « veiller à ce que  l’innovation ne  devienne pas un vecteur d’aggravation de l’injustice au Sahara occidental ».

(APS)  

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