Royaume-Uni : le parti travailliste enterre son plan pour le climat

Le chef du parti travailliste britannique Keir Starmer, pressenti pour devenir le prochain Premier ministre du Royaume-Uni, a enterré jeudi sa promesse d’investissement massif dans les énergies vertes, privilégiant sa crédibilité économique.
En 2021, le Labour s’était engagé à investir 28 milliards de livres sterling (33 milliards d’euros) par an dans les énergies vertes.
Mais depuis des mois, l’incertitude régnait sur l’avenir de cette promesse clé de la politique climatique du Labour.
Alors que les élections législatives doivent avoir lieu cette année, cet engagement était régulièrement attaqué comme un signe d’irresponsabilité budgétaire par les conservateurs. Ces derniers, au pouvoir depuis presque 14 ans, ont eux-mêmes mis le frein sur leur politique climatique.
L’ambition du Labour est très largement revue à la baisse: il prévoit désormais de dépenser 23,7 milliards de livres (27,70 milliards d’euros) pour ce plan, sur l’ensemble de son mandat de cinq ans au Parlement, s’il remporte les élections.
« Les conservateurs ayant détruit l’économie (…), il ne sera pas possible d’atteindre l’engagement de 28 milliards de livres sterling par an », a annoncé le Parti travailliste, positionné au centre-gauche.
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