Rima Hassan dénonce « un harcèlement judiciaire et politique » après sa garde à vue

« Je fais l’objet d’un véritable harcèlement judiciaire et politique en raison et exclusivement en raison de mes opinions politiques« , a dénoncé l’élue LFI de 33 ans lors d’une conférence de presse tenue dans le bureau de son avocat.
« La temporalité de cette dynamique de harcèlement a commencé dès mon entrée en politique » et « n’a pas cessé depuis« , a-t-elle déploré avant d’ajouter : « Beaucoup de fake news ont été relayées par des dizaines de journalistes en l’espace de 24 heures, avant même que je puisse m’exprimer que je puisse répondre à vos questions« .
« Les deux auditions de ce (vendredi) matin » devant la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) sont liées à une plainte « déposée par l’organisation juive européenne OJE et l’organisation juive française OJF » et une « plainte déposée par le collectif d’extrême droite Némésis« , avait fait savoir la députée européenne sur X à la mi-journée.
« À ce jour, Rima Hassan a fait l’objet de 16 procédures clôturées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne: 13 procédures ont été classées sans suite« , a précisé le parquet de Paris.
Ce dernier établit de son côté que « trois procédures ont été jointes aux précédentes comme simples éléments de contexte, n’étant pas en soi susceptibles de caractériser une infraction ». Mais selon le ministère public, Rima Hassan « est également mise en cause dans six autres procédures toujours en cours, soit au parquet, soit confiées à la BRDP ».
Jeudi soir, l’eurodéputée était ressortie libre de sa garde à vue dans les locaux de la PJ, avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour « apologie du terrorisme » en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X.
A l’issue des auditions de vendredi, deux convocations lui ont en outre été délivrées pour une audience devant le tribunal correctionnel le 16 septembre 2026, pour les chefs d' »apologie publique de crime ou délit » et « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit », a précisé le parquet dans son communiqué.



