RDC : le M23 doit quitter les territoires occupés pour entamer des pourparlers

Les pourparlers de paix entre les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ne débuteront que lorsque ces derniers quitteront les territoires congolais qu’ils ont occupés dans l’est du pays. C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Communication et des Médias de la RDC et porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya Katembwe.
« Il ne peut être question de pourparlers avec les rebelles du M23 tant qu’ils n’auront pas quitté les zones qu’ils ont occupées à l’est de la RD Congo », a précisé le ministre cité mercredi par la radio sud-africaine SABC. Le ministre a attribué au Rwanda voisin la responsabilité pour le fait que les conditions convenues en avril dernier pour promouvoir le processus de paix dans l’est de la RDC n’ont pas été remplies.
Dans le même temps, il n’a pas exclu que la rencontre prévue le 21 novembre à Nairobi, la capitale kenyane, entre des représentants du gouvernement de RDC et des rebelles du M23 puisse avoir lieu le 27 novembre. « Il y a des problèmes, ils concernent avant tout la logistique et les déplacements des chefs des groupes armés », a fait savoir le ministre.
Une rencontre des présidents de la RDC, du Rwanda et du Burundi, avec la médiation du président angolais, devra se tenir le 23 novembre à Luanda pour discuter du règlement pacifique dans l’est de la RDC.
Les rebelles du M23 ont commencé leur offensive dans l’est de la RDC en janvier 2021. Fin octobre, ils ont réussi à occuper les villes de Rutshuru et de Kiwanja, dans de la province du Nord-Kivu. Les rebelles tentent actuellement d’avancer vers la ville de Goma, chef-lieu de la province. Les autorités de la RDC accusent le Rwanda de soutenir les rebelles. Fondé en 2012, le Mouvement du 23 mars agit dans l’est de la RDC dans les régions habitées par les Banyamulenge (c’est ainsi qu’on nomme les Tutsis dans cette région).
Agence Tass




