RD Congo : une dizaine d’arrestations à Goma lors d’une manifestation contre l’insécurité

Une dizaine de militants de mouvements citoyens ont été arrêtés mercredi à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, alors qu’ils manifestaient pour protester contre l’insécurité dans la ville et réclamer la démission du maire, a-t-on indiqué auprès de leur collectif.
Presqu’entièrement encerclé par les rebelles du M23 (« Mouvement du 23 mars »), le chef-lieu de la province du Nord-Kivu subit aussi une montée des actes criminels imputés à des miliciens et militaires.
Pour tenter de contrer la rébellion, l’armée congolaise a notament fait appel à des groupes armés, regroupés sous l’appellation « wazalendo » (patriotes), dont certains ont été accusés ces dernières semaines de semer la terreur dans Goma, ville de plus d’un million d’habitants auxquels se sont ajoutés plusieurs centaines de milliers de déplacés.
Décriant cette situation « d’insécurité grandissante », un « collectif des mouvements citoyens et groupes de pression du Nord-Kivu » avait appelé à une manifestation mercredi matin à Goma.
Parmi les revendications de ces mouvements figuraient le départ du maire, accusé de ne pas être parvenu à « sécuriser la ville », la « démilitarisation » de la cité ou encore la libération d’un de leurs camarades emprisonné.
Leur marche a été empêchée par la police qui, selon le collectif, a interpellé 11 manifestants, qui étaient toujours retenus dans la soirée.
Agences




