RD Congo: le risque d’escalade de la violence « n’a jamais été aussi élevé », selon Volker Türk

Le risque d’escalade de la violence dans l’Est de la République démocratique du Congo « n’a jamais été aussi élevé », a estimé vendredi le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, à Genève.
« Si rien n’est fait, le pire est peut-être encore à venir pour les habitants de l’est, mais aussi au-delà de la RDC », a alerté Volker Türk, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, affirmant que le risque d’escalade de la violence dans la région « n’a jamais été aussi élevé ».
Réuni en session extraordinaire, le Conseil des droits de l’ONU doit décider vendredi s’il lance une mission internationale chargée d’examiner les exactions commises dans l’Est de la RD Congo, région en proie à une fulgurante offensive du groupe armé M23.
Kinshasa a demandé cette réunion extraordinaire, avec le soutien de près de 30 des 47 pays membres du Conseil, pour examiner la crise dans l’Est du pays, où le M23 (« Mouvement du 23 mars »), a pris la semaine dernière le contrôle de la ville de Goma et poursuit son offensive.
Après s’être emparés, au terme d’une offensive éclair, de la capitale de la province du Nord-Kivu, le groupe armé a fait reculer les forces congolaises après des affrontements à une quarantaine de kilomètres de la localité de Kavumu, qui abrite l’aéroport de Bukavu, selon des sources sécuritaires et humanitaires. « Depuis le 26 janvier, près de 3.000 personnes ont été tuées et 2.880 blessées. Les chiffres réels sont probablement beaucoup plus élevés », a indiqué M. Türk.
(APS)




