Rapporteur de l’ONU : l’entité sioniste a conduit Ghaza au « stade le plus dangereux de la famine »

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Michael Fakhri, a déclaré que l’entité sioniste a conduit la bande de Ghaza au « stade le plus dangereux de la famine », dont les effets dureront des générations.
Le rapporteur onusien a souligné que ce qui se passe dans la bande de Ghaza constitue « un génocide, une famine, un crime contre l’humanité et une violation flagrante des droits de l’Homme ».
Selon Michael Fakhri, le plan de l’occupant sioniste « a toujours été d’infliger les plus grands dégâts et destructions possibles et d’infliger le plus grand nombre de victimes pour atteindre son objectif principal, qui est d’occuper et d’annexer toute la bande de Ghaza ».
Et de poursuivre que l’entité sioniste « a affiché ses intentions, d’une manière ou d’une autre, depuis le début de la guerre (octobre 2023) », avertissant que « la situation continue de se détériorer » dans l’enclave palestinienne assiégée.
Fakhri a tenu aussi à rappeler que l’entité sioniste avait annoncé son intention d’utiliser la famine comme arme le 9 octobre 2023. L’entité sioniste, a-t-il encore dit, « a complètement bloqué, restreint ou délibérément attaqué les convois d’aide humanitaire. Et nous assistons aujourd’hui à la phase la plus dangereuse de la campagne de famine ».
Dans ce contexte, Fakhri a expliqué que « le blocus total imposé par (l’entité sioniste) à la bande de Ghaza a conduit à une forte augmentation des cas de malnutrition chez les enfants, qui ont augmenté de 80 pour cent rien qu’en mars ».
Il a souligné que le prix de la farine de blé utilisée dans la fabrication du pain a augmenté de 3 000 pour cent depuis février dernier. Et d’ajouter: « Ce ne sont pas que des chiffres. Nous devons nous rappeler que cela signifie que des gens voient leurs enfants mourir de faim dans leurs bras. C’est une catastrophe sociale qui durera des générations ».
Depuis le 2 mars, l’entité sioniste mène une politique de famine systématique de la population de Ghaza en fermant les points de passage pour l’aide humanitaire qui s’accumule à la frontière.
(APS)




