Qui empêche l’élection présidentielle en Libye ?

Une commission du Parlement libyen chargé du suivi de l’élection présidentielle du 24 décembre a conclu mercredi 22 décembre à «l’impossibilité» de tenir à la date prévue ce scrutin qui est étape clef dans la transition.
Après avoir consulté les rapports techniques, judiciaires et sécuritaires, nous vous informons de l’impossibilité de tenir l’élection à la date du 24 décembre 2021 prévue par la loi électorale, a écrit le président de ladite commission, Al-Hadi al-Sghayer dans un rapport adressé au chef du Parlement, sans avancer de nouvelle date.
Le texte demande au chef du Parlement, Aguila Saleh, de reprendre ses fonctions, dont il s’était mis en congé pour se présenter à la présidentielle, et ce afin de «relancer le processus politique et reformuler la feuille de route de manière» censée conduire le pays vers la démocratie.
Des miliciens armés se sont déployés mardi à Tripoli, en Libye, faisant craindre une reprise des violences, au moment où des candidats clés à la présidentielle du 24 décembre semblent avoir acté le report de ce scrutin.
Mardi à Misrata, le commandant d’une milice libyenne, Salah Badi, placé en 2018 sur la liste noire des sanctions américaines dans la foulée d’une mesure similaire de l’ONU, a organisé une parade de ses miliciens dans ce qui s’apparente à une démonstration de force et une réponse au déplacement à Benghazi d’Ahmed Meitig et Fathi Bachagha.
Par ailleurs ailleurs, des hommes affiliés aux Gardes des installations pétrolières ont forcé lundi la fermeture de quatre champs pétroliers du pays, entraînant des pertes de plus de 300 000 barils par jour, soit le tiers de la production nationale quotidienne, selon la Compagnie nationale de pétrole.




