Quand l’éthique journalistique et AFP ne se réconcilient pas

Certains médias en profitent pour adopter une politique pas toujours celle de la concorde. Les hostilités exprimées par l’AFP contre l’Algérie rappellent le rôle joué par ce média dans la promotion du terrorisme. Dans les années, et tandis que le GIA multipliait les attentats contre les civils, notamment, l’AFP mettait les guillemets lorsqu’il s’agit de parler des terroristes. Lorsque les terroristes frappaient la France, par contre, l’AFP qualifiait les terroristes en tant que tels. L’ « Etat Islamique », d’Abou Bakr El Baghdadi a été qualifiée par l’AFP d’ « opposition armée » lorsque les terroristes ciblaient l’Irak. L’AFP qualifiait les Terroristes de « militants de l’Etat Islamique » lorsque ceux-ci commettaient les attaques en Syrie. Pour l’AFP les terroristes ne sont terroristes que lorsqu’ils attaquent la France. Certes, la communauté internationale n’est pas encore d’accord pour une définition universelle du terrorisme, mais le choix des appellations par l’AFP ne respecte pas l’éthique journalistique qui, pour des considérations politiques, est refusée par certains médias qui se disent chantres de la démocratie et la liberté de la presse. Pour rappel, les combattants de la guerre de libération de l’Algérie étaient qualifiés de « terroristes » par des médias français de l’époque. Le Maroc abonde dans le même sens en tentant d’obtenir la classification par la communauté internationale des combattants du Front Polisario en tant « terroristes ». Une contre vérité par laquelle le Maroc tentait d’obtenir l’accord de la communauté internationale pour continuer a coloniser le Sahara Occidental. Les attaques menées par l’AFP contre l’Algérie ne peuvent être justifiées par la liberté de la presse, et ont eu lieu pour des considérations politiques, notamment avec le retour de la diplomatie algérienne, ce qui est de nature de contrarier les intérêts de certains lobbies en France.
Mounir Abi




