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Quand le service public français abdique : chronique d’une indigence médiatique

Ce jeudi 22 janvier, le service public  audiovisuel français s’apprête à diffuser un nouveau numéro de Complément  d’enquête intitulé « Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète  France-Algérie ».

Un intitulé racoleur, une promesse de scandale et surtout un nouvel  épisode d’une dérive désormais assumée : celle d’un média public qui a  troqué l’exigence journalistique contre les thèses les plus rances de  l’extrême droite française.

Il faut appeler les choses par leur nom. Et dire que ce n’est ni une  enquête, ni un travail d’information équilibré, mais une entreprise de  désinformation méthodique, où l’Algérie sert de cible obsessionnelle et de  fonds de commerce médiatique.

France Télévisions, censée incarner la  rigueur, adopte les thèses de l’extrême droite et offre une fois de plus  une tribune privilégiée à ceux qui ont fait de la haine de l’Algérie leur  cheval de bataille, leur marque personnelle, leur business idéologique de  caniveau.

L’obsession algérienne d’une frange de la classe politique française a  atteint des sommets du ridicule. Ils se cristallisent autour d’un ex-faux  diplomate français, un agité,  atteint d’une véritable pathologie  obsessionnelle nommée « Algérie ».

Cet homme sale n’a cessé, durant ses deux  mandats dans ce pays, de tenter de fragiliser et de plonger le pays dans le  chaos. Il sait pertinemment qu’en France, plus la haine de l’Algérie est  bruyante, plus la récompense est grande.

La preuve : il est aujourd’hui omniprésent sur les plateaux, promu  « spécialiste incontournable », alors même que son seul capital repose sur le  mensonge, l’outrance et la bassesse. Pour un tel parcours, quelle meilleure  gratification que la célébrité médiatique ?

Plus grave encore, ce média public français semble désormais prêt à tout  pour étayer ses hypothèses. En donnant la parole à un dealeur de drogue,  maître chanteur, analphabète, voyou sans formation ni légitimité  intellectuelle, dont la mission manifeste consiste à instiller le doute et  à pervertir l’esprit de la jeunesse algérienne.

Animé par ses propres  dérives et son incapacité à se construire une utilité sociale digne, ce  personnage exhibe ostensiblement des signes de richesse et ne dissimule  nullement le fait d’être entretenu et protégé par les services français.

Que le service public français descende ainsi dans les caniveaux  médiatiques n’augure rien de bon pour les relations entre l’Algérie et la  France. D’autant que France Télévisions n’en est pas à son coup d’essai :  c’est la troisième fois que ce média public s’attaque frontalement à  l’Algérie à coups de récits biaisés, d’approximations grossières et de  « révélations » construites sur du sable.

Et croit naïvement que de hautes  personnalités algériennes puissent être dans le même plateau qu’un vulgaire  dealeur et qui n’est rien d’autre qu’un petit indic des services français.

Alors une question s’impose: qu’est-ce qui pousse le service public  français à tomber si bas ? La guerre de l’audience justifie-t-elle tout ?  Le buzz vaut-il désormais abdication morale et faillite professionnelle ?  Ou faut-il y voir le symptôme plus profond d’un malaise français, incapable  de regarder l’Algérie autrement qu’à travers le prisme du ressentiment, de  la nostalgie coloniale et des obsessions politiques internes ?

A force de vouloir régler ses propres fractures identitaires sur le dos de  l’Algérie, le service public français ne fait que révéler sa propre  indigence. Une indigence intellectuelle, éditoriale et éthique, indigne  d’un média financé par le contribuable et censé servir l’intérêt général,  et non les fantasmes d’une extrême droite en quête permanente de boucs  émissaires.

L’Algérie, elle, n’a pas besoin de ces caricatures pour exister. Mais la  France médiatique, manifestement, a  encore besoin de l’Algérie pour masquer ses propres dérives.

(APS)  

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