Quand la révolte des campus occidentaux s’inspire de la « La bataille d’Alger »

Le film algérien « La bataille d’Alger » est toujours une source d’inspiration de la pensée et des valeurs révolutionnaires des peuples dans la lutte contre les inégalités, l’injustice et les guerres à travers le monde.
Des images postées en ligne ont montré des scènes de projection nocturne hier du film de Gillo Pontecorvo, sorti en 1966, en milieu des camps de sit-in de protestation des étudiants de la prestigieuse université américaines de Stanford.
Ce classique universel jamais réalisé, plusieurs fois primé à l’international, a été projeté également hier dans une autre université américaine, à savoir, l’Université de Californie à Los Angeles, selon les pages sur les réseaux sociaux du groupe d’activiste pro-Palestine « Students for Justice in Palestine ».
D’après le même mouvement estudiantin, le film est à l’affiche aujourd’hui, soir, dans les campements de protestation à l’intérieur du campus de l’Université de Sydney, alors que les étudiants des universités australiennes se joignent à leurs pairs américains pour manifester en faveur de la Palestine.
Cela intervient sur fond de manifestations balayant les campus universitaires à travers les Etats-Unis et d’autres pays, appelant les universités occidentales à boycotter les entreprises et les individus ayant des liens avec l’entité sioniste dans le contexte de la guerre génocidaire à Ghaza.
Le film, qui avait longtemps influencé les luttes ouvrières et anticolonialistes, dépeint les atrocités coloniales françaises en Algérie et donne un aperçu des tactiques utilisées par le colonel Béjart et le général Massu dans leurs tentatives de réprimer la résistance algérienne et les efforts du FLN en faveur de la reconnaissance de l’Etat algérien au sein de l’ONU.
Selon plusieurs observateurs, les thèmes de « La bataille d’Alger » peuvent s’appliquer de très près à la guerre actuelle à Ghaza.
Car il traite de la justification de la torture, la violence et les atteintes des droits de l’homme et au moral par l’administration coloniale de l’époque pour réprimer le mouvement de libération nationale et s’en prendre à un peuple chagriné par la douleur et la faim et sans défense.
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