
Bien que le scénario se précisât de plus en plus ces dernières semaines, le report de l’élection présidentielle en Libye, prévue le 24 décembre, a été acté, hier mercredi.
En effet, et s’appuyant sur les conclusions de la session parlementaire tenue le 7 décembre autorisant la présidence du Parlement à nommer une commission pour présenter une proposition de feuille de route, la présidence de la Chambre des représentants libyenne a décidé de former une commission parlementaire de dix députés, se projetant sur l’après 24 décembre, proposant le report d’un mois du scrutin présidentiel.
Une démarche qui a vu Nasreddin Mhenni Ghobashi être désigné à la tête de cette commission.
Déception énorme et amertume caractérisent le ressenti de la rue libyenne, tel que souligné par nombre de médias, la population ayant tout misé sur une sortie de crise, enracinée depuis 2011
Le réveil est d’autant plus dur que la perspective de voir le pays se doter d’un Président élu a incité les libyens à y adhérer, tel que pourrait le démontrer l’engouement d’un grand nombre de citoyens pour le retrait de leurs cartes d’électeurs.
Mais ce qui les inquiète le plus est que malgré les assurances des institutions en place, l’élection présidentielle ne soit renvoyé aux calendes grecques.




