Présidentielle au Mexique: le parti au pouvoir connaîtra son candidat le 6 septembre

Le parti au pouvoir au Mexique connaîtra son candidat le 6 septembre pour l’élection présidentielle prévue mi-2024, après cinq « enquêtes » d’opinion sur les quatre principaux prétendants à la succession du président Andres Manuel Lopez Obrador.
Le calendrier s’est accéléré dimanche quand le parti Morena (Mouvement pour la régénération nationale, gauche nationaliste) a fixé les règles pour départager les deux favoris, la maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, et le ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.
Ces deux candidats à l’investiture vont devoir se déclarer d’ici vendredi et démissionner de leurs mandats, d’après l’accord approuvé à l’unanimité par le Conseil national en leur présence.
Figure du Mexique à l’étranger, Marcelo Ebrard a déjà annoncé qu’il quitterait ses fonctions ce lundi pour aller « à la rencontre des citoyens et des citoyennes ».
Favorite des sondages, la maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, qui veut devenir la première présidente du Mexique, n’avait pas indiqué de date pour quitter son poste à la tête de la capitale aux neuf millions d’habitants.
Le ministre de l’Intérieur, Adan Augusto Lapez, originaire du Tabasco (Sud) comme le président sortant, et l’homme fort de Morena au Sénat David Monreal, sont également en lice, ainsi que probablement deux représentants de partis alliés.
Face à l’opposition, l’actuel président Andres Manuel Lopez Obrador reste très populaire après quatre ans et demi de mandat. La Constitution lui interdit de se représenter au terme d’un mandat unique de six ans, au grand
dam de certains de ses partisans.
Son parti Morena gouverne 22 des 32 Etats du pays. Après avoir parcouru le pays du 19 juin au 27 août, les candidats à l’investiture de Morena seront départagés par cinq enquêtes d’opinion entre le 28 août et le 3 septembre, d’après le document lu par le président du Conseil national, Alfonso Durazo.
L’enquête ne demandera pas aux personnes interrogées qui est leur candidat(e) préféré(e), mais plutôt leur perception de chacun d’entre eux (honnêteté, proximité, connaissance du pays…), d’après la presse. Et les
perdants devront « soutenir le vainqueur », ajoute l’accord, comme pour éviter toute candidature dissidente ou le ralliement à l’opposition d’un des trois perdants.
APS




