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Plus de 6.000 Sud-Soudanais ont fui un camp de réfugiés du Kenya où les pénuries alimentaires s’aggravent

Plus de 6.000 Sud-Soudanais ont quitté  depuis le début de l’année l’un des plus grands camps de réfugiés du Kenya,  où les coupes dans l’aide internationale aggravent les pénuries  alimentaires, ont indiqué jeudi les Nations unies.

Le camp de réfugiés de Kakuma, dans le nord-ouest du Kenya, est le  deuxième plus grand du pays et accueille quelque 300.000 personnes  originaires du Soudan du Sud, de Somalie, d’Ouganda et du Burundi.

Les organisations humanitaires sont à la peine et des manifestations  violentes ont eu lieu le mois dernier, à cause d’une diminution des rations  alimentaires causée par des coupes dans l’aide provenant des Etats-Unis et  d’autres donateurs.    Le Soudan du Sud, pays d’une pauvreté extrême, est en proie à  l’instabilité depuis des années et est au bord d’une nouvelle guerre  civile, ce qui pousse des réfugiés à franchir la frontière.

« Depuis janvier, environ 6.200 réfugiés sud-soudanais ont quitté Kakuma et  Kalobeyei » (une extension de Kakuma), a déclaré le Haut-Commissariat des  Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dans un communiqué. Entre juillet et le 22 août, quelque 3.600 personnes, en majorité des  femmes et des enfants, ont quitté le camp tentaculaire, « représentant plus  de la moitié de tous les départs cette année », selon l’UNHCR.

« Les chiffres réels sont probablement plus élevés, car de nombreux  mouvements se font par des passages informels », a précisé la même source,  qui a aussi enregistré « quelque 4.800 nouvelles arrivées » depuis janvier. L’UNHCR a souligné que bien que ces mouvements suggèrent une « tendance en  voie de développement », les « départs ne peuvent pas être attribués à un  facteur unique ».

Néanmoins, l’organisation pointe que la tendance s’est accentuée en  juillet, lorsque le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé à  réduire les rations de nourriture, classifiant les réfugiés en quatre  catégories et limitant l’assistance aux deux catégories les plus démunies.

« Certains réfugiés ont exprimé des inquiétudes concernant la  catégorisation de l’aide alimentaire », ainsi qu’à propos des récents  troubles, selon l’UNHCR.             « Ce à quoi nous assistons est un résultat direct de l’insuffisance de  l’aide mondiale », a jugé jeudi le PAM dans un communiqué publié sur X. « A moins que des moyens ne soient mobilisés d’urgence, plus de réfugiés  seront confrontés à des choix impossibles: soit souffrir de la faim dans  des camps, soit retourner vers des situations fragiles chez eux », a ajouté  le PAM.

(APS)  

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