Plus de 44 ans dans les geôles sionistes, le prisonnier palestinien Nael Al-Barghouti est enfin libre

Après plus de 4 décennies derrière les barreaux, Nael Al-Barghouti, 67 ans, le doyen des prisonniers palestiniens dans les geôles sionistes, a été libéré, après des années de résistance et de souffrance.
Jeudi matin, l’entité sioniste a libéré Al-Barghouti, parmi des centaines de prisonniers palestiniens libérés, dans le cadre du l’accord de cessez-le-feu entre le Hamas et l’entité sioniste.
Al-Barghouti a passé au total plus de 44 ans à se déplacer d’une cellule à l’autre des prisons sionistes et est considéré comme l’un des symboles les plus éminents du mouvement des prisonniers palestiniens.
La libération d’Al-Barghouti représente un tournant dans l’histoire de la résistance palestinienne, car il incarne un modèle de résistance malgré les sanctions répétées qui lui ont été imposées par l’entité sioniste et qui n’ont pas réussi à briser sa volonté.
Al-Barghouti est né le 23 octobre 1957 dans la ville de Kobar, au nord de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie occupée. Il a été arrêté une première fois en 1978 et condamné à la réclusion à perpétuité, en plus de 18 ans, pour avoir mené des opérations armées, organisé des cellules pour travailler contre l’occupation sioniste et appartenir au mouvement Fatah.
Le 18 octobre 2011, Al-Barghouti a été libéré dans le cadre de l’accord « Wafa al-Ahrar », en même temps que des centaines de prisonniers. Après sa libération, il a épousé la prisonnière libérée Aman Nafi. Mais sa joie n’a pas duré longtemps, car le 18 juin 2014, l’entité sioniste l’a de nouveau arrêté et condamné à 30 mois de prison.
Après l’expiration de sa peine, sa précédente peine de prison à vie plus 18 ans a été réimposée par l’occupant sioniste, sous prétexte de l’existence d’un « dossier secret », comme cela s’est produit pour des dizaines de prisonniers palestiniens libérés dans le cadre de l’accord « Wafa al-Ahrar ».
En 2021, Nael a perdu son frère Omar Al-Barghouti (Abu Asif). Mais, empêché par l’entité sioniste, il n’a pas pu dire adieu à son frère, tout comme lors de décès de ses parents.
Selon Commission palestinienne des affaires des détenus et ex-détenus palestiniens, Al-Barghouti a été soumis à « des actes sans précédent de maltraitance, d’isolement, de privation, de torture et d’attaques ».
Al-Barghouti est entré dans le Livre Guinness des records comme le plus vieux prisonnier politique du monde, ayant passé la plus longue période de captivité de l’histoire dans les prisons sionistes.
Plus de 10 000 Palestiniens croupissent dans les prisons sionistes, souffrant de torture, de famine et de négligence médicale, ce qui a conduit à la mort de beaucoup d’entre eux, selon les rapports des médias et des défenseurs des droits de l’homme palestiniens.
Tout au long de ses années de captivité, AL-Barghouti a envoyé de nombreux messages, notamment : « Les tentatives de l’occupation de tuer notre humanité ne feront que nous rendre plus humains » et « S’il y avait un monde libre, comme ils le prétendent, je ne serais pas resté en captivité jusqu’à aujourd’hui ».
Jeudi, l’entité sioniste a libéré des centaines de prisonniers palestiniens, dont 50 condamnés à perpétuité, 60 condamnés à de longues peines, 47 prisonniers du groupe « Wafa al-Ahrar » qui ont été réarrêtés et 445 prisonniers de Ghaza qui ont été arrêtés pendant la guerre de génocide sioniste.
Les prisonniers libérés sont apparus dans une très mauvaise santé, avec des signes de torture et des violences sur diverses parties de leur corps, en plus de souffrir de négligence médicale.
Les autorités sionistes ont déporté Al-Barghouti, ainsi que d’autres prisonniers, en Égypte, et a empêché sa femme de venir l’accueillir, tout comme il l’a fait avec les familles d’autres prisonniers.
(Agences)




