Plus de 200 évaluations des risques liés aux engins explosifs menées la semaine dernière à Ghaza

Plus de 200 évaluations des risques potentiels liés aux engins explosifs ont été menées la semaine dernière dans la bande de Ghaza, enseveli sous près de 70 millions de tonnes de gravats après plus de deux ans d’agression sioniste génocidaire.
« Les partenaires de la lutte anti-mines indiquent qu’en une semaine, jusqu’à mercredi dernier, ils ont mené plus de 200 évaluations des risques potentiels liés aux engins explosifs afin de faciliter le déblaiement des décombres », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lundi.
Cela s’ajoute au soutien qu’ils apportent pour sécuriser les mouvements et les opérations humanitaires dans un environnement très difficile.
La semaine dernière, « ils ont également sensibilisé plus de 10.000 enfants et adultes aux risques liés aux engins explosifs », a ajouté Dujarric. Citant les partenaires de la lutte anti-mines, il a souligné que « ce risque reste majeur, car 33 incidents impliquant des engins explosifs ont été signalés depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre de l’année dernière, faisant neuf morts et 65 blessés », relevant que l’enclave palestinienne « est confrontée, aujourd’hui, à une contamination explosive d’une ampleur inédite ».
Depuis le début de l’agression sioniste en octobre 2023, environ 70.000 tonnes d’explosifs ont été larguées sur Ghaza. Le service de lutte anti-mines de l’ONU (UNMAS) estime que « 5 à 10% de ces munitions n’ont toujours pas explosé: entre 3.500 et 7.000 tonnes d’engins demeurent dispersés dans les maisons, les hôpitaux et les écoles ».
« Nos collègues humanitaires ajoutent que les restrictions, notamment celles concernant l’entrée d’articles classés comme +à double usage+ ou non humanitaires, continuent d’entraver la réponse humanitaire », a expliqué Stéphane Dujarric lors du point de presse quotidien. Ces articles comprennent des pièces de rechange et certains matériaux de construction pour les abris.
« La radiation de certaines ONG internationales importantes et les restrictions imposées à l’UNRWA et à d’autres agences des Nations unies compromettent également les opérations humanitaires », a déploré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
(APS)




