Pékin a rejeté les accusations d’être derrière les cyberattaques visant Washington, Londres et Wellington

La Chine a rejeté mardi les accusations des gouvernements américain, britannique et néo-zélandais pour plusieurs cyberattaques contre leurs institutions publiques, et dit avoir « protesté fermement » auprès des parties concernées.
Pékin « a protesté fermement auprès des Etats-Unis et des parties concernées et prendra toutes les mesures nécessaires pour préserver ses droits et intérêts légitimes », a déclaré Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Washington « a joint ses forces avec le Royaume-Uni pour monter en épingle ces prétendues cyberattaques chinoises », a-t-il dénoncé.
Londres a convoqué mardi le chargé d’affaires de l’ambassade chinoise pour condamner « sans équivoque » les cyberattaques visant des élus et la Commission électorale britannique.
« Le gouvernement britannique ne tolérera pas de telles activités menaçantes et continuera à prendre des mesures fortes avec ses partenaires dans le monde entier pour y répondre », a indiqué le Foreign Office dans un communiqué.
Peu auparavant, le vice-Premier ministre britannique Oliver Dowden a annoncé devant le Parlement à Londres que « des acteurs affiliés à l’Etat chinois » avaient commis « deux cyberactions malveillantes » en 2020 et 2021 contre des parlementaires critiques de Pékin et contre la Commission électorale du Royaume-Uni.
En réaction, l’ambassade de Chine en Grande-Bretagne a dénoncé des accusations « totalement infondées » et « des calomnies ».
Dans une annonce coordonnée, Wellington a accusé un groupe lié à Pékin d’avoir piraté en 2021 le système informatique du bureau de Parlement en charge de l’élaboration et la publication des lois.
Agences




