Peine de mort pour les Palestiniens: l’Europe dénonce une loi sioniste « discriminatoire » et renforçant « l’apartheid »

La nouvelle loi sur la peine de mort, adoptée lundi par l’entité sioniste et taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens, est décriée en Europe où plusieurs capitales ont dénoncé une loi « discriminatoire » renforçant le régime « d’apartheid » imposé par l’entité sioniste.
La Commission européenne a vivement critiqué mardi cette nouvelle loi sur la peine de mort ciblant les Palestiniens.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, a dénoncé « un pas de plus vers l’apartheid ».
« Il s’agit d’une mesure asymétrique qui ne s’appliquerait pas aux (sionistes) qui commettraient les mêmes délits. Même crime, peine différente.
Ce n’est pas de la justice », a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux. Selon le chef de l’exécutif espagnol, « le monde ne peut pas se taire ».
Le gouvernement allemand a dénoncé de son côté cette nouvelle loi, conçue pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens.
Berlin estime que la loi adoptée lundi soir par l’entité sioniste s’appliquera « vraisemblablement exclusivement aux Palestiniens dans les Territoires palestinien s », a critiqué le porte-parole du gouvernement dans un communiqué.
Le Conseil de l’Europe a dénoncé lundi l’adoption de cette loi instaurant « la peine de mort », taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’à des Palestiniens.
« La peine de mort constitue un anachronisme juridique incompatible avec les standards contemporains en matière de droits humains.
De surcroît, toute application présentant un caractère discriminatoire est inacceptable », a déclaré dans un communiqué Alain Berset, secrétaire général de l’institution vigie des droits de l’homme sur le continent.
Le Suisse avait exhorté l’entité sioniste, en vain, à ne pas adopter cette loi. Le texte avait également été dénoncé dimanche par Berlin, Londres, Paris et Rome notamment, qui avaient appelé l’entité sioniste à renoncer à ce projet.
Le Centre national de coopération au développement (CNCD-11.11.11), une coalition de plus de 70 ONG belges de solidarité internationale a dénoncé une loi « contraire au droit international » et par nature « coloniale et discriminatoire« , puisqu’elle permet à l’entité sioniste d’appliquer sa législation pénale à une population qu’elle occupe, sans y soumettre sa population, « Une ligne rouge de plus est franchie« , a-t-il déploré dans un communiqué.
« Cette loi viole le droit international, les obligations de (l’entité sioniste) au titre du droit de l’occupation, et peut constituer un crime de guerre au sens du Statut de Rome », a averti Magali de Biolley, chargée de recherche sur le Moyen-Orient au CNCD-11.11.11.
Selon Mme de Bioley, cette loi « institutionnalise une hiérarchie entre les vies : c’est une des définitions de l’apartheid.
C’est, en d’autres mots, un mandat pour tuer en toute impunité ». Pour le CNCD, « cela marque une nouvelle extension du génocide, de Ghaza aux prisons (sionistes) ».



