Palestine occupée: Guterres condamne les amendements sionistes visant les activités de l’UNRWA

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné mercredi l’adoption par le Parlement sioniste d’amendements à une loi visant à suspendre les activités de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), estimant qu’ils visent à affaiblir encore davantage sa capacité d’action.
« Ces amendements cherchent à entraver davantage la capacité de l’UNRWA à fonctionner et à mener à bien ses activités mandatées. La loi et ses amendements sont incompatibles avec le statut et le cadre juridique international applicable à l’UNRWA et doivent être immédiatement abrogés », a déclaré Guterres dans un communiqué, cité par son porte-parole Stéphane Dujarric.
Par ailleurs, Guterres a rappelé que l’UNRWA fait partie intégrante du système onusien et qu’elle est entièrement couverte par la Convention sur les privilèges et immunités des Nations unies, laquelle s’étend à ses biens, ses installations, ses responsables et son personnel.
Dans le même esprit, Guterres a rappelé les obligations de l’entité sioniste au regard de la Charte des Nations unies ainsi que de la Convention sur les privilèges et immunités de l’ONU.
En outre, il a souligné que, dans son avis consultatif rendu le 22 octobre, la Cour internationale de justice (CIJ) avait confirmé le devoir de l’entité sioniste de respecter pleinement les privilèges et immunités de l’ONU dans le Territoire palestinien occupé, y compris ceux de l’UNRWA et de son personnel.
Guterres a également réaffirmé son « soutien ferme » à l’UNRWA, soulignant son « rôle indispensable » dans l’assistance apportée au peuple palestinien à Ghaza et dans l’ensemble de la région.
Lundi, le Parlement sioniste a donné son approbation finale à un projet de loi visant à couper l’électricité et l’approvisionnement en eau des bureaux de l’UNRWA, une mesure entrée en vigueur immédiatement.
En outre, en octobre 2024, l’entité sioniste avait déjà approuvé définitivement une loi distincte interdisant les activités de l’UNRWA dans les territoires occupés, en violation flagrante des principes fondamentaux du droit international.
(APS)




