Palestine: l’UE va réexaminer son accord d’association avec l’entité sioniste

L’Union européenne (UE) va lancer un réexamen de son accord d’association avec l’entité sioniste, qui mène une agression génocidaire dans la bande de Ghaza, a annoncé mardi la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.
« Il existe une forte majorité en faveur du réexamen de l’article 2 (sur le respect des droits humains) de notre accord d’association (avec l’entité sioniste). Nous allons donc nous lancer dans cet exercice », a-t-elle déclaré à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles.
« Les relations entre les parties, ainsi que toutes les dispositions de l’accord lui-même, sont fondées sur le respect des droits de l’homme », indique cet article.
Les Pays-Bas et plusieurs autres pays européens ont adressé une lettre à Mme Kallas réclamant cette révision de l’accord d’association UE-entité sioniste, en vigueur depuis 2000 et censé faciliter le dialogue politique et les échanges commerciaux entre les deux parties. Plusieurs pays de l’UE ont dénoncé l’agression barbare génocidaire contre la Palestine où la situation à Ghaza est catastrophique après plus de deux mois de blocage de l’aide vitale pour la population.
« J’ai le sentiment personnel que la violation des droits humains ne fait aucun doute », a déclaré le chef de la diplomatie belge Maxime Prévot, ajoutant néanmoins qu’il ne voulait pas « préempter la décision » de la Commission européenne.
Si celle-ci devait conclure à un manquement de l’entité sioniste dans le respect de l’article 2 de l’accord d’association, une suspension de ce dernier pourrait être alors décidée, selon M. Prévot.
Vingt-deux pays, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon et l’Australie, ont exigé lundi de l’entité sioniste une « reprise complète de l’aide à la bande de Ghaza, immédiatement », demandant qu’elle soit organisée par les Nations unies et les ONG.
Le Royaume-Uni a annoncé de son côté suspendre ses négociations pour un accord de libre-échange avec l’entité sioniste en raison du génocide commis à Ghaza.
(APS)




