Palestine : l’Egypte aidera à évacuer environ 7.000 étrangers de Ghaza

L’Egypte va aider à évacuer environ 7.000 étrangers et binationaux de la bande de Ghaza qui fait face à une agression sioniste depuis le 7 octobre, a annoncé hier jeudi le ministère égyptien des Affaires étrangères, au lendemain de premières évacuations depuis le sud du territoire palestinien.
Lors d’une réunion avec des diplomates étrangers, le vice-ministre des Affaires étrangères, Ismail Khairat, a déclaré que l’Egypte se préparait « à faciliter l’accueil et l’évacuation des citoyens étrangers de Ghaza par le point de passage de Rafah », ajoutant qu’ils étaient « environ 7.000 » et représentaient « plus de 60 » nationalités.
Le calendrier et les détails du plan d’évacuation égyptien n’ont pas été dévoilés. « Quatre cents personnes détenant des passeports étrangers devraient passer aujourd’hui (jeudi), ainsi que 60 personnes blessées », a dit un responsable égyptien, cité par l’AFP, au point de passage de Rafah, le seul qui ne soit pas contrôlé par l’entité sioniste, précisant que ces chiffres pourraient fluctuer.
Hicham Adwan, directeur du point de passage côté palestinien, a indiqué qu’une centaine de blessés et 400 étrangers et binationaux devraient traverser le poste-frontière jeudi. La veille, 76 Palestiniens à bord d’ambulances et plus de 300 étrangers et binationaux ont été évacués via le passage de Rafah, une première depuis le début de l’agression.
Selon le responsable égyptien, les 76 Palestiniens comprenaient 46 blessés et 30 personnes les accompagnant. Il a également évoqué le chiffre de 361 étrangers et binationaux évacués mercredi, et non 335 comme indiqué précédemment.
Parmi les étrangers figurent une trentaine d’Autrichiens, quatre Italiens, cinq Français et quelques Allemands dont le nombre n’a pas été précisé.
La situation humanitaire dans la bande de Ghaza est catastrophique, ont indiqué l’ONU et les ONG présentes.
Un porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller, a déclaré que des Américains avaient également quitté Ghaza, sans préciser leur nombre.




