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Palestine : des ONG font appel contre la révocation de leurs licences par l’entité sioniste

Dix-sept organisations humanitaires  ont annoncé mardi avoir fait appel contre une décision de l’entité sioniste  ordonnant à 37 ONG de cesser leurs opérations à Ghaza, en Cisjordanie et à  El-Qods Est occupées, demandant une suspension préventive de la mesure  avant qu’elle n’entraîne un « effondrement humanitaire » et un « préjudice  irréparable » pour les civils.

Les organisations concernées ont contesté la décision adoptée en décembre  2025 qui « ordonne la cessation de leurs activités pour avoir refusé de  fournir les coordonnées personnelles de milliers d’employés locaux ».           Par cette requête, les pétitionnaires cherchent à « maintenir la situation  actuelle et à éviter l’expiration de leur enregistrement », ainsi que  « l’expulsion du personnel étranger » jusqu’à ce qu’une décision finale soit  adoptée.

Ils ont donc averti que des mesures visant à imposer la fermeture  pourraient débuter le 28 février, tout en insistant sur le fait que  l’impact serait « immédiat » et affecterait non seulement les organisations  individuelles, mais aussi « l’ensemble du système humanitaire ».

Ils ont expliqué qu’à Ghaza, les familles « continuent de dépendre » de  l’aide extérieure, compte tenu des « restrictions persistantes à l’entrée de  l’aide » et des nouvelles attaques contre des zones « densément peuplées »,  tandis qu’en Cisjordanie, y compris à El-Qods Est, les incursions  militaires, les démolitions, les déplacements de population, l’expansion  des colonies et les violences des colons entraînent également une  augmentation de ces besoins au sein de la population civile.

« Avec les agences des Nations unies et les partenaires palestiniens, les  ONG internationales sont responsables de plus de la moitié de l’aide  alimentaire à Ghaza, et près des trois quarts des activités liées aux abris  et à la distribution d’articles non alimentaires », ont-ils noté.

Le 30 décembre 2025, les organisations concernées dont Médecins sans  frontières (MSF), Oxfam, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et  CARE, ont été officiellement informées que leur licence expirerait le  lendemain et qu’elles auraient 60 jours pour cesser leurs activités à  Ghaza, en Cisjordanie occupée et à El-Qods Est.

(APS)  

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