Pakistan : prolongation de la fermeture des écoles des grandes villes en raison de la pollution de l’air

Les écoles, collèges et lycées des principales villes du Pendjab, où vivent plus de la moitié des Pakistanais, resteront fermés une semaine de plus en raison de la pollution atmosphérique record, ont annoncé vendredi les autorités.
« Les établissements scolaires resteront fermés encore une semaine en raison de la mauvaise qualité de l’air. Les établissements scolaires jusqu’aux universités passeront aux cours en distanciel pour garantir la sécurité des étudiants », a déclaré Marriyum Aurangzeb, ministre du gouvernement provincial.
Depuis des jours désormais, l’indice de la qualité de l’air n’est descendu que quelques heures sous le seuil considéré comme « dangereux » pour l’Homme.
Plus de 35.000 patients ont été admis dans les cinq principaux hôpitaux publics de Lahore en une semaine, selon l’agence officielle pakistanaise APP.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une exposition prolongée au smog peut provoquer accidents vasculaires cérébraux, maladies cardiaques, cancers du poumon et maladies respiratoires, particulièrement chez les enfants.
D’ailleurs, rappelle l’Unicef, avant même que le smog ne s’abatte sur le Pakistan, « environ 12% des décès d’enfants de moins de cinq ans étaient dus à la pollution atmosphérique ».
Pour tenter de réduire leur exposition à la pollution, les écoles et les espaces publics ont fermé dans les principales villes du Pendjab jusqu’au 24 novembre, perturbant l’apprentissage de près de 16 millions d’enfants.
Fin octobre, la ministre Aurangzeb prévenait : « Même si notre plan de mitigation du smog est appliqué, le changement n’aura pas lieu du jour au lendemain ».




