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Pakistan : la mousson fait près de 200 morts en 24 heures

Les pluies torrentielles qui s’abattent sur le nord du Pakistan ont fait au moins 194 morts en 24 heures, selon le dernier bilan annoncé vendredi par les autorités, ce qui porte à plus de 500 le nombre de morts depuis le début de la mousson fin juin.

Au moins 180 décès ont été recensés dans la seule province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan, indique l’Autorité provinciale de gestion des catastrophes.

Neuf autres personnes ont trouvé la mort dans le Cachemire pakistanais, tandis que dans le Cachemire administré par l’Inde, au moins 60 victimes ont été recensées dans un village himalayen et 80 autres sont toujours portées disparues.

Enfin, cinq personnes sont mortes dans la région du Gilgit-Baltistan, à l’extrême nord du Pakistan, qui abrite plusieurs des plus hauts sommets du monde. Un précédent bilan faisait état d’au moins 164 morts.

Depuis le début d’une mousson estivale qualifiée d' »inhabituelle » par les autorités, 507 personnes, dont une centaine d’enfants, ont été tuées, tandis que 768 autres ont été blessées.

Les autorités détaillent que les trois quarts des victimes ont été frappées par des crues subites ou des effondrements de maisons, tandis que 10% ont subi des électrocutions ou été foudroyés.

Les autorités recommandent désormais d’éviter le nord touristique du pays, particulièrement prisé l’été des alpinistes du monde entier. Car sur le front du climat, cette année enregistre des records.

En juillet, le Pendjab, où vivent près de la moitié des Pakistanais, a enregistré des précipitations 73% supérieures à celles de l’année précédente.

Durant ce seul mois, la province a recensé plus de morts que sur la totalité de la mousson précédente.

La mousson apporte 70 à 80% des précipitations annuelles en Asie du Sud entre juin et septembre et est vitale pour la subsistance de millions d’agriculteurs dans une région qui compte environ deux milliards d’habitants.

Mais elle peut aussi causer des inondations dévastatrices comme en 2022, lorsque des pluies torrentielles avaient affecté près d’un tiers du pays causant quelques 1.700 décès et des pertes de récoltes considérables.

(APS)

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