Pakistan : la justice confirme la liberté sous caution de l’ex-Premier ministre

La justice pakistanaise a confirmé hier mardi la liberté sous caution de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, condamné pour corruption, quelques jours après son retour d’exil en vue de participer aux élections prévues en janvier prochain.
Personnage central de la vie politique pakistanaise depuis trois décennies, M. Sharif, 73 ans, avait quitté son pays en 2019 après n’avoir effectué qu’une partie de la peine de sept ans de prison pour corruption infligée l’année précédente par la justice.
Il y est revenu samedi dernier, sous les vivats de dizaines de milliers de supporteurs rassemblés dans son fief de Lahore, la grande ville de l’est, au moment où son principal adversaire, le populaire Imran Khan, est en prison.
La Haute cour d’Islamabad, devant laquelle il a fait appel dans deux dossiers, a prolongé sa liberté sous caution jusqu’au 26 octobre, a indiqué Ahsan Iqbal, un haut responsable de son parti, la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N), en semblant confiant dans le fait que la justice va étendre cette mesure par la suite.
« Nous espérons que l’injustice qui lui a été faite (…) sera rectifiée », a-t-il déclaré. « Nawaz Sharif a le droit de mener son parti, le peuple et le Pakistan pour remettre le pays sur la bonne voie. »
Auparavant, M. Sharif avait fait une brève apparition devant un tribunal anticorruption de la capitale, où il a été accueilli par des jets de pétales de rose de ses supporteurs et où sa caution a été confirmée.
Agences




