ONU: prolifération «effrayante » de la violence raciste et des crimes de haine

Le monde fait face à une « effrayante » prolifération de la violence raciste et des crimes de haine, a relevé le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk.
« Le racisme et le suprémacisme continuent d’empoisonner nos communautés, nos politiques, nos médias et nos plateformes en ligne », a souligné M. Türk, jeudi, lors d’un panel du Conseil des droits de l’homme de l’ONU marquant le 60e anniversaire de l’adoption de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
Il a dénoncé à cette occasion, une vague de « récits déshumanisants », qui alimente « la peur et la division », affirmant que « cette rhétorique toxique est amplifiée par les médias sociaux, de sorte qu’elle se répercute dans le monde en ligne et s’infiltre dans nos vies hors ligne ».
Les personnes d’ascendance africaine, les migrants et les demandeurs d’asile, les Roms (également dénommés Tziganes, ou Gitans), les peuples autochtones et d’autres sont ainsi privés de leurs droits et traités comme des « sous-hommes simplement en raison de leur couleur, de leur ascendance ou de leur origine nationale ou ethnique », a-t-il déploré, appelant à mettre fin à la discrimination raciale.
Türk a appelé à « surmonter des siècles de discrimination, mais aussi à « s’attaquer aux terribles héritages de l’esclavage et du colonialisme », exhortant les Etats à adopter et mettre en œuvre des lois et des politiques antidiscriminatoires globales.
De son côté, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) s’est inquiété de la résurgence de programmes politiques prônant la supériorité raciale.
En outre, la montée de la rhétorique xénophobe, des discours de haine raciale et de la discrimination numérique, y compris les préjugés algorithmiques, continue de saper les principes d’égalité et de non-discrimination.
(APS)




