ONU: les femmes enceintes accouchent dans la rue au Liban

Plus de 11.000 femmes enceintes au Liban sont prises dans l’agression sioniste visant leur pays, certaines accouchant même dans la rue, alertent les agences de l’ONU.
Depuis le 2 mars, les raids de l’armée sioniste sur la banlieue sud de Beyrouth et les ordres d’évacuation ont déjà provoqué le déplacement de plus de 820.000 personnes au Liban.
Selon l’Agence de l’ONU en charge des questions de santé sexuelle et reproductive (UNFPA), ce nombre pourrait atteindre un million dans les prochains jours, dont 280.000 femmes en âge de procréer, parmi lesquelles 11.600 femmes enceintes.
S’exprimant depuis Beyrouth, la capitale libanaise, la Représentante de l’UNFPA au Liban, Anandita Philipose, note que 4.000 femmes enceintes devraient accoucher au cours des trois prochains mois et 860 d’ici un mois.
« Beaucoup de ces femmes ont été contraintes de rester chez elles, coupées des services de santé essentiels, et obligées d’accoucher dans des conditions dangereuses, certaines même au bord de la route, a-t-elle déclaré, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, relevant que dans chaque crise, les femmes et les filles sont confrontées à des risques spécifiques et potentiellement mortels ».
L’UNFPA note que ces femmes enceintes sont en danger en raison de l’interruption des services maternels essentiels, qui a contraint certaines femmes à accoucher dans des conditions dangereuses, notamment dans des lieux publics.
Selon l’ONU, 55 hôpitaux et cliniques ont été contraints de fermer, soit parce qu’ils se trouvent dans des zones où des ordres d’évacuation massive ont été donnés, soit parce qu’ils ont subi des dommages directs.
Parallèlement, le bilan humain des frappes sionistes sur le Liban depuis le début du mois de mars continue de s’alourdir. Selon le ministère de la Santé, il a atteint 773 martyrs, dont 103 enfants, et 1.933 blessés, ce qui exerce une pression croissante sur un système de santé déjà surchargé.
APS



