ONU : le changement climatique pousse des millions de personnes au déplacement.

Les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) révèlent que les conséquences du changement climatique ont entraîné le déplacement de millions de personnes dans le monde.
Selon le rapport publié par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à la veille de la 30ᵉ Conférence annuelle des Nations unies sur le changement climatique (COP 30), qui s’ouvre ce lundi au Brésil, « au cours de la dernière décennie, les catastrophes liées aux conditions météorologiques ont provoqué environ 250 millions de déplacements internes — soit plus de 67 000 par jour ».
Le HCR a indiqué que les trois quarts des personnes déplacées en raison de conflits vivent dans des pays particulièrement exposés aux conséquences du changement climatique.
L’organisation a cité, à titre d’exemples, les inondations au Soudan du Sud et au Brésil, les températures record au Kenya et au Pakistan, ainsi que la pénurie d’eau au Tchad et en Éthiopie.
Le rapport indique que le changement climatique aggrave et multiplie les défis auxquels sont confrontés ceux qui ont déjà été déplacés, ainsi que leurs communautés d’accueil, en particulier dans les contextes fragiles et touchés par les conflits.
Selon le HCR, seulement un quart des fonds disponibles pour l’adaptation aux conséquences du changement climatique parvient aux pays menacés par les conflits, qui accueillent souvent un grand nombre de réfugiés.
La Conférence annuelle des Nations unies sur le climat, connue sous le nom de COP 30, sert souvent de plateforme pour les pays pauvres afin de réclamer davantage de financements aux nations prospères, afin de mieux s’adapter à des conditions climatiques de plus en plus hostiles.
Le chef du Haut-Commissariat pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré : « Si nous voulons la stabilité, nous devons investir là où les populations sont les plus vulnérables ». Il a ajouté : « Pour prévenir de nouveaux déplacements, le financement climatique doit parvenir aux communautés qui vivent déjà au bord du précipice ».
Grandi a appelé les participants à la conférence sur le climat à tenir leurs promesses : « Cette conférence doit aboutir sur des actions concrètes, et non sur de simples promesses vides ».
Environ 50 000 participants venus de plus de 190 pays se réunissent dans la ville brésilienne de Belém pour deux semaines de discussions, qui débutent aujourd’hui, afin de débattre des moyens de contenir la crise climatique et ses impacts dévastateurs.




