ONU : l’Algérie réaffirme à Genève son engagement total envers la Convention sur l’interdiction et la destruction des mines antipersonnel

À l’occasion de la 22ᵉ réunion des États parties à la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel, tenue du 1er au 5 décembre à Genève (Suisse), l’Algérie a réaffirmé son engagement total envers la Convention et ses objectifs humanitaires.
Lors de cette rencontre, présidée par le Japon, les discussions ont porté sur les avancées dans la mise en œuvre du plan d’action Siem Reap-Angkor (2025-2029) et sur les efforts visant à atteindre l’universalité de la Convention. L’Algérie a présenté son expérience pionnière en matière de déminage, reposant exclusivement sur des capacités nationales, ainsi que les mécanismes mis en place par l’État pour protéger et accompagner les victimes de mines antipersonnel.
L’Algérie a également rappelé ses contributions sur le plan international, notamment l’organisation du Séminaire international africain sur la lutte contre les mines antipersonnel, en mai 2023, en collaboration avec l’Unité d’appui à la Convention d’Ottawa.
De plus, l’Algérie a souligné l’adoption en avril 2025 par le Conseil des droits de l’Homme de la résolution 22/58 sur « l’impact des mines antipersonnel sur la jouissance de tous les droits de l’Homme », adoptée à l’unanimité. Parallèlement, une exposition sur le désarmement à des fins humanitaires et la lutte contre les mines antipersonnel est actuellement organisée par la mission permanente de l’Algérie à New York, en partenariat avec le Service de la lutte anti-mines des Nations unies (UNMAS).
L’Algérie a, par ailleurs, souligné la nécessité pour les Etats parties de respecter la Convention et de renforcer les efforts conjoints en vue d’atteindre son universalité, et parvenir ainsi à un monde exempt de mines antipersonnel.
L’Algérie a également présenté, en sa qualité de prochaine présidente du Comité sur l’application de l’article 5 de la Convention, un exposé sur les priorités fixées pour l’année 2026, et un autre sur les progrès réalisés en matière de sensibilisation aux risques des mines, en tant que point focal dans ce domaine.
Cette édition de la réunion a été marquée par le retrait de cinq pays — Finlande, Estonie, Lettonie, Pologne et Lituanie — et l’adhésion des Îles Marshall et de Tonga. La Zambie assurera la présidence de la Convention pour l’année 2026.




