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ONU :la reconstruction de Ghaza aurait besoin de plus de 70 milliards de dollars

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a averti mardi que les deux ans d’agressions continues de l’armée sioniste contre Ghaza ont plongé la Palestine dans la plus grave crise économique jamais enregistrée, affirmant que les besoins de reconstruction de l’enclave palestinienne dépasseraient 70 milliards de dollars.
Dans un rapport publié mardi, la Cnuced a révélé que les deux années d’agressions continuent de l’armée (sioniste) contre la bande de Ghaza ont provoqué un effondrement sans précédent de l’économie palestinienne.
Notant que ce ralentissement s’inscrit dans un contexte de fragilité profonde, avec de graves conséquences sociales et environnementales, l’organisme onusien a fait remarquer que « les dommages considérables causés aux infrastructures, aux actifs productifs et aux services publics ont inversé des décennies de progrès socio-économiques ».
Affirmant, dans ce contexte, que la crise économique globale en Palestine figure désormais parmi les 10 pires crises mondiales depuis 1960 et que la situation à Ghaza se distingue comme la crise économique la plus grave jamais enregistrée, la CNUCED a déclaré que « la chute des recettes et la suspension des transferts fiscaux par l’entité (sioniste) ont fortement limité la capacité du gouvernement palestinien à maintenir les services essentiels »
Elle fait savoir, dans le même ordre d’idées, qu’à la fin de 2024, le PIB palestinien était retombé à son niveau de 2010, tandis que le PIB par habitant était revenu à celui de 2003, effaçant 22 ans de progrès en matière de développement en moins de deux ans.
Rappelant, en outre, que les 2,3 millions d’habitants de Ghaza vivent sous de sévères restrictions en matière de circulation, de commerce et d’accès aux ressources, elle a relevé que les agressions sionistes récurrentes et les restrictions sur les marchandises et les intrants productifs ont démantelé la base économique de l’enclave.
Le PIB de Gaza a chuté, ainsi, souligne-t-elle, de 83 % en 2024 par rapport à 2023, soit une baisse totale de 87 % en deux ans, avertissant que les perturbations dans les domaines de l’éducation, des soins de santé et des services de base auront des effets à long terme sur le capital humain.
Affirmant enfin que la reprise de l’économie à Ghaza pourrait prendre des décennies, le rapport estime que les besoins de reconstruction et de relèvement de Ghaza dépasseraient 70 milliards de dollars, appelant à une action internationale urgente et coordonnée pour mettre fin à la chute libre de l’économie, rétablir les transferts fiscaux, assouplir les restrictions et élaborer un plan de relèvement global pour le territoire.
APS

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