ONU :la pénurie de carburant à Ghaza atteint un niveau critique

Les Nations unies ont averti samedi que la pénurie de carburant dans la bande de Ghaza avait atteint un niveau critique, menaçant d’accroître considérablement les souffrances de la population.
Après presque deux ans d’agression sioniste, la population de Ghaza est confrontée à des difficultés extrêmes, notamment à une insécurité alimentaire généralisée.
Lorsque le carburant vient à manquer, c’est un nouveau fardeau insupportable qui pèse sur une population au bord de la famine, ont averti sept agences de l’ONU dans une déclaration commune.
Le carburant est l’épine dorsale de la survie à Ghaza, souligne les agences onusiennes dans leur communiqué.
Le carburant est indispensable pour alimenter les hôpitaux, les systèmes d’approvisionnement en eau, les réseaux d’assainissement, les ambulances, ainsi que tous les aspects des opérations humanitaires, ont-elles indiqué, précisant que les boulangeries avaient également besoin de carburant pour fonctionner.
Ghaza assiégé fait face à de graves pénuries de carburant depuis le début de l’agression sioniste destructrice et meurtrière.
Mais aujourd’hui, la pénurie de carburant à Ghaza a atteint un niveau critique, ont alerté les agences, parmi lesquelles l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA).
L’ONU a averti que sans le carburant nécessaire, les agences qui répondent à cette profonde crise humanitaire dans un territoire largement détruit par les bombardements sionistes et sous menace de famine seront probablement contraintes de cesser totalement leurs opérations.
Cela signifie plus de services de santé, plus d’eau potable, et plus aucune capacité à acheminer l’aide, poursuit le communiqué.
De telles conditions exposent les familles à des épidémies mortelles et rapprochent encore davantage les plus vulnérables de la mort.
Cet avertissement survient quelques jours après que l’ONU a réussi à faire entrer du carburant à Ghaza pour la première fois en 130 jours.
Bien qu’il s’agisse d’un progrès bienvenu, les agences onusiennes ont souligné que les 75.000 litres de carburant acheminés ne représentaient qu’une infime fraction de ce qui est nécessaire chaque jour pour maintenir la vie quotidienne et les opérations humanitaires vitales.
APS




