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ONU / Conseil de sécurité : consultations sur la situation en RDC

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU tiendront lundi une séance d’information publique, suivie
de consultations privées, sur la situation en République démocratique du Congo (RDC), et le travail de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

La représentante spéciale du Secrétaire général en RDC et chef de la MONUSCO, Bintou Keita, et un représentant de la société civile sont attendus lors de la réunion. Le président du comité des sanctions 1533 RDC, Michel Xavier Biang, fera le point sur les travaux du comité. Mme Keita devrait décrire les développements récents en RDC et les activités de la mission sur la base du dernier rapport du Secrétaire général sur la RDC, qui a été distribué aux membres du Conseil le 30 novembre et qui couvre la période du 21 septembre au 30 novembre. Selon des diplomates, il est probable qu’elle s’exprime sur les élections générales prévues pour le 20 décembre.

Quatre candidats – Matata Ponyo Mapon, Seth Kikuni, Franck Diongo Shamba et Delly Sesanga Hipungu – ont retiré leur candidature à la présidentielle en faveur de Moïse Katumbi Chapwe, un ex-gouverneur de la province du Katanga.

En outre, 25.832 candidats ont été validés pour les élections législatives nationales, 44.110 pour les élections législatives provinciales et 31.234 pour les élections communales partielles, selon le rapport du Secrétaire
général.

La réunion sera probablement axée aussi sur la mise en œuvre du plan de transition de la MONUSCO, qui a été élaboré conjointement par l’ONU et le gouvernement congolais en 2021. Ce plan a ensuite été révisé à la demande du gouvernement congolais pour se concentrer sur quatre points de référence clés, à savoir la protection des civils, la mise en œuvre du Programme de démobilisation, de désarmement, de relèvement communautaire et de stabilisation (P-DDRCS), la réforme du secteur de la sécurité (RSS) et le processus électoral.

« Lors de la réunion de ce lundi, la représentante spéciale du Secrétaire général en RDC pourrait parler du plan de désengagement global, élaboré par un groupe de travail conjoint composé du gouvernement congolais, de la
MONUSCO et de l’équipe de pays des Nations unies, lequel prévoit le retrait de la mission avant la fin de l’année 2023 et que l’ensemble du personnel en uniforme et du matériel militaire sera rapatrié en trois phases distinctes, chacune nécessitant un minimum de quatre à cinq mois », a-t-on indiqué de source diplomatique.

Lors des négociations sur la déclaration présidentielle du 16 octobre, la plupart des membres du Conseil ont convenu de la nécessité de répondre à la demande du gouvernement congolais concernant le retrait accéléré de la MONUSCO, mais certains ont émis des réserves quant à la tenue d’une discussion sur le calendrier.

Agences

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