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ONU / Conseil de sécurité : consultations sur Haïti

Le Conseil de sécurité de l’ONU tient lundi une séance d’information publique, suivie de consultations à huis clos, sur Haïti.

Les briefers attendus sont la Représentante spéciale du Secrétaire général pour Haïti et chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) Helen La Lime, la Directrice exécutive adjointe du Programme alimentaire mondial (PAM) Valérie Guarnieri et la Directrice exécutive du Bureau des

Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) Ghada Fathi Waly, selon des sources diplomatiques.

En convoquant la réunion, la Chine a demandé un briefing du Secrétariat de l’ONU et du PAM.        

Mme La Lime devrait décrire les développements récents en Haïti, où des manifestations généralisées ont éclaté après que le gouvernement a annoncé qu’il cesserait de fournir 400 millions de dollars de subventions pour l’essence, le diesel et le kérosène, doublant ainsi leur prix aux consommateurs.

Le 12 septembre, les Haïtiens sont descendus dans les rues de la capitale, Port-au-Prince, et d’autres villes du pays, comme les Gonaïves sur la côte ouest du pays, pour protester contre les conditions de vie difficiles.

De nombreux manifestants ont exprimé leurs griefs au sujet de l’impasse politique actuelle et de la gestion par le gouvernement des crises sécuritaire et économique, certains appelant à la démission du Premier ministre Ariel Henry.

Des rapports font également état de pillages d’entreprises et d’entrepôts humanitaires, ainsi que d’attaques contre des banques et contre les domiciles de politiciens.

Dans une déclaration du 16 septembre, le Secrétaire général Antonio Guterres a averti que « si les circonstances actuelles perdurent, la situation humanitaire déjà désastreuse à laquelle sont confrontées les personnes les plus vulnérables d’Haïti se détériorera encore plus ».

L’intensité des protestations s’était atténuée, y compris à Port-au-Prince, mais des troubles étaient encore signalés dans d’autres villes et la situation dans le pays restait précaire.

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