ONU : aucune organisation « ne peut remplacer » l’Unrwa

Aucune organisation ne peut « remplacer » l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), qui aide la population de la bande de Ghaza, a mis en garde mardi la coordinatrice humanitaire de l’ONU pour la Palestine, Sigrid Kaag.
« Il n’y a en aucune manière d’organisation capable de remplacer ou se substituer à la capacité énorme, au tissu de l’Unrwa, et à leur connaissance de la population de Ghaza », a-t-elle indiqué à la presse au siège de l’ONU après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité.
Ces propos interviennent alors que des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés mardi devant le siège de l’Unrwa à Beyrouth pour protester contre la décision prise par 12 pays de suspendre leur aide financière.
Ces pays ont suspendu tout financement futur à l’Unrwa auprès de laquelle quelque 5,9 millions de Palestiniens sont enregistrés, après des accusations vendredi selon lesquelles des employés pourraient avoir un lien avec le mouvement de résistance Hamas.
Une vingtaine d’ONG internationales se sont dites « révoltées » mardi par cette annonce alors que Ghaza vit une
situation de « catastrophe humanitaire ».
Les pays qui ont suspendu leur financement à l’agence sont les États-Unis, le Canada, l’Australie, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Finlande, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Suisse, le Japon et l’Autriche.
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