Agressions sionistes/ONU : la crise humanitaire atteint une gravité sans précédent à Ghaza

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies a alerté hier mercredi sur la situation humanitaire à Ghaza qui avait atteint une gravité sans précédent, à cause des bombardements menés par les forces de l’entité sioniste qui ont fait au moins 6504 martyrs palestiniens et 19000 blessés.
L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui est le plus important fournisseur d’aide humanitaire à Ghaza, a averti que l’agence serait contrainte de cesser toutes ses opérations à moins que le carburant ne soit autorisé à entrer immédiatement dans l’enclave.
« Les hôpitaux ferment leurs portes faute de carburant, d’eau, de fournitures médicales et de personnel.
Le carburant est sévèrement rationné pour un certain nombre d’installations critiques.
Les générateurs de secours ne sont pas conçus pour un fonctionnement continu, et pourraient bientôt tomber en panne », a alerté l’OCHA.
Le personnel de l’ONU a visité des hôpitaux mardi. Dans un hôpital, ils ont trouvé des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants blessés.
Beaucoup étaient inconscients – allongés sur des lits, des civières ou à même le sol- avec des blessures ouvertes, et ne bénéficiaient que d’une assistance médicale limitée, selon la même source.
Dans la cour, ajoute la même source, il y avait une tente remplie de dizaines de cadavres, dont des enfants. De nombreux morts y sont conservés, car les morgues sont pleines, précise le communiqué.
« Les stocks alimentaires s’épuisent.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime que l’approvisionnement actuel en nourriture essentielle est
suffisant pour environ douze jours. Dans les magasins, les stocks disponibles ne devraient cependant durer que cinq jours », a indiqué l’OCHA.
La population en est réduite à recourir à l’eau des puits, qui est extrêmement riche en sel et présente des risques immédiats pour la santé.
« Les partenaires sanitaires ont également détecté des cas de varicelle, de gale et de diarrhée dus aux mauvaises conditions sanitaires et à la consommation d’eau provenant de sources insalubres », a-t-il fait remarquer.
Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de la bande de Ghaza est désormais estimé à plus de 1,4 million, dont près de 590.000 sont hébergées dans des abris désignés par l’UNRWA.
On estime que plus de 15 % des personnes déplacées sont handicapées, alors même que la plupart des refuges ne sont pas équipés pour répondre à leurs besoins, indique le rapport.
Des sources locales signalent que plus de 40 % de toutes les habitations de la bande de Ghaza ont été détruites ou endommagées, a ajouté l’OCHA.
APS




