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Nucléaire : un projet de résolution à l’AIEA exige la reprise de la coopération de l’Iran

La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne — réunis au sein du groupe E3 — ainsi que les États-Unis ont présenté un projet de résolution lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), appelant l’Iran à « coopérer pleinement » avec l’organisme onusien chargé du contrôle nucléaire, selon des sources médiatiques.

Le texte, soumis à l’examen du Conseil qui se réunit à partir de mercredi, demande à Téhéran de se conformer sans réserve à son accord de garanties dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Il exige que l’Iran fournisse à l’AIEA des informations complètes et actualisées sur la comptabilité de ses matières nucléaires, ainsi que sur les installations placées sous garanties, et qu’il accorde aux inspecteurs tous les accès nécessaires.

La semaine dernière, l’AIEA avait déjà exhorté l’Iran à autoriser sans délai la vérification de ses inventaires nucléaires, en particulier ses stocks d’uranium hautement enrichi. Dans un rapport sévère, l’Agence indiquait avoir perdu la continuité de ses connaissances sur les inventaires précédemment déclarés depuis la guerre de douze jours déclenchée le 13 juin à la suite d’une attaque de l’entité sioniste contre l’Iran.

Selon ce rapport, au début du conflit, les réserves iraniennes d’uranium enrichi à 60 % atteignaient 440,9 kg, soit une hausse de 32,3 kg depuis le 17 mai. L’AIEA estime que l’incapacité à vérifier ces quantités constitue une « préoccupation sérieuse » et une potentielle violation de l’accord de garanties du TNP, auquel l’Iran adhère depuis 1970.

L’Agence insistait également sur le caractère « indispensable et urgent » de la reprise des activités de vérification par l’Iran, rappelant que l’accord de garanties demeure pleinement en vigueur et ne peut être suspendu « sous aucun prétexte ».

Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rejeté les accusations de manque de transparence, affirmant qu’« aucun site d’enrichissement non déclaré » n’existait en Iran. Il a précisé que toutes les installations nucléaires du pays restaient sous surveillance de l’AIEA, ajoutant qu’aucune activité d’enrichissement n’était actuellement en cours en raison des dommages causés par la guerre de juin.

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