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Nicaragua : l’ONU inquiète après que plus de 300 dissidents ont été déchus de leur nationalité

L’ONU a fait part vendredi de sa profonde inquiétude après que plus de 300 dissidents ont été récemment déchus de leur nationalité au Nicaragua, avertissant que cela était contraire au droit international.

« Les récentes réformes législatives au Nicaragua permettant la déchéance de nationalité pour des motifs arbitraires vont à l’encontre des obligations du Nicaragua en vertu du droit international et régional des
droits de l’homme », a estimé dans un communiqué le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.

« Le droit international interdit la privation arbitraire de nationalité, y compris pour des motifs raciaux, ethniques, religieux ou politiques », a-t-il ajouté.

Mercredi, un tribunal de ce pays d’Amérique centrale a qualifié 94 personnalités de l’opposition vivant en exil, dont l’écrivain et ancien vice-président Sergio Ramirez, de « traîtres à la Nation » et les a déchues de leur nationalité.

En dehors de M. Ramirez, qui fut vice-président de l’actuel chef d’Etat, Daniel Ortega, dans les années 1980 et vit en exil en Espagne, cette mesure judiciaire concerne en particulier l’évêque catholique Silvio José Baez, les ex-guérilleros sandinistes Luis Carrion et Monica Baltodan, l’écrivain Gioconda Belli et la militante des droits de l’homme Vilma Nuٌez.

La liste des personnes sanctionnées comprend en outre des responsables politiques de différentes formations d’opposition, d’anciens fonctionnaires et des journalistes.
La semaine dernière, le gouvernement nicaraguayen avait libéré et expulsé dans la foulée vers les Etats-Unis 222 prisonniers également déchus de leur nationalité et de leurs droits civiques.

APS

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