Moyen-Orient: appels au respect du cessez-le-feu pour garantir une paix durable dans la région

Le cessez-le-feu en vigueur au Moyen-Orient pour une durée de deux semaines est entré jeudi dans son deuxième jour, sur fond d’appels internationaux pressants au respect de cet accord et à sa mise en œuvre complète, afin de garantir une paix durable et globale dans la région et éviter une reprise des opérations militaires.
Malgré cette accalmie observée après plusieurs semaines d’escalade militaire ayant causé d’importantes pertes humaines et matérielles, la situation au Moyen-Orient notamment dans la région du Golfe demeure tendue. Des violations sporadiques du cessez-le-feu continuent d’être signalées, faisant planer de fortes inquiétudes quant à la pérennité de cet accord.
Dans ce contexte, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a dénoncé mercredi soir les frappes sionistes sur le Liban qui, selon lui, font peser un « grave danger sur le cessez-le-feu et les efforts menés en faveur d’une paix durable et générale dans la région ».
Ces violations « sapent l’esprit du processus de paix », a affirmé, de son côté le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays est médiateur dans le conflit au Moyen-Orient, et pour qui la trêve s’applique « partout, y compris au Liban », se joignant ainsi aux multiples appels à inclure le Liban dans l’accord de cessez-le-feu. Pour sa part, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, a, dans un entretien téléphonique, jeudi, avec Paulo Rangel, ministre portugais des Affaires étrangères, réitéré le soutien du Qatar à l’annonce du cessez-le-feu et souligné « la nécessité de consolider rapidement les acquis afin de prévenir toute escalade des tensions dans la région ».
Il a insisté sur l’importance de « garantir la sécurité des voies maritimes, la liberté de navigation et le commerce international, conformément au droit international, ce qui contribue au maintien de la stabilité régionale et des chaînes d’approvisionnement mondiales », durement affectées par l’escalade militaire.
Dans le sillage de ces développements, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhane ben Abdallah, s’est entretenu par téléphone avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, des moyens à même de « contribuer au rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans la région ». De plus, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ont réaffirmé dans un entretien jeudi à Djeddah, le soutien de leurs deux pays à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région.
Par le biais de son président Recep Tayyip Erdogan, la Turquie a salué l’annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient et exhorté à sa pleine mise en œuvre sur le terrain, mettant en garde contre « toute provocation ou acte de sabotage ». Erdogan a exprimé l’espoir que « le cessez-le-feu se poursuive et que la région retrouve la paix après avoir souffert de conflits et d’instabilité depuis fin février », ajoutant que la Turquie continuerait de soutenir les efforts visant à instaurer une paix durable. Le Sultanat d’Oman a, lui aussi, « apprécié les efforts diplomatiques déployés » pour une désescalade dans la région et souligné l’importance de poursuivre les efforts dans la phase à venir en intensifiant les actions politiques et diplomatiques afin d’aboutir à des solutions globales et radicales qui mettent fin à la crise de manière permanente et réalisent un arrêt durable des hostilités ».
Après avoir salué le cessez-le-feu au Moyen-Orient, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a, de son côté, exprimé l’espoir que cet accord ouvrirait la voie à une solution durable au conflit. « Nous prenons note des initiatives actuelles et des efforts déployés en cours pour parvenir à un règlement global du conflit au Moyen-Orient », a-t-il dit mercredi à ce propos. Le président sud-africain a, en outre, réaffirmé la position ferme de son pays selon laquelle la paix doit être atteinte par le dialogue plutôt que par la force. Il a déclaré aussi: « L’Afrique du Sud appelle une fois de plus à prévenir de nouvelles pertes de vies humaines et des destructions matérielles, et à garantir une paix juste, durable et pérenne ».
Dans la foulée de ces appels à une application concrète sur le terrain de l’accord de cessez-le feu, le Pakistan s’apprête à accueillir à Islamabad des pourparlers en vue de parvenir à un accord sur le long terme et mettre fin définitivement à la guerre au Moyen-Orient. « Le Pakistan est prêt et honoré d’accueillir et de faciliter des pourparlers constructifs et définitifs en vue d’un règlement global du conflit en cours », au Moyen-Orient, a écrit le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dans un message publié sur les réseaux sociaux.
(APS)



