Migrations: quelque 7.700 morts et disparus sur les routes migratoires en 2025, selon l’OIM

Au moins 7.667 personnes sont mortes ou ont disparu sur les routes migratoires en 2025, un chiffre en diminution de 16,7% sur un an mais probablement sous-estimé, a indiqué jeudi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Ces données montrent « l’ampleur mondiale persistante de la crise », estime l’OIM, qui a appelé « au démantèlement des réseaux de passeurs exploitant les migrants et mettant des vies en danger ».
« Lorsque les voies sûres sont inaccessibles, les personnes sont contraintes d’entreprendre des voyages périlleux et tombent entre les mains de passeurs et de trafiquants », a déploré Amy Pope, directrice générale de l’organisation, citée dans le communiqué.
La diminution du nombre de décès, qui avait atteint 9.200 en 2024, s’explique par la baisse du nombre de personnes ayant emprunté les routes migratoires irrégulières, « notamment dans les Amériques ».
Mais selon l’agence onusienne, cette chute trouve aussi une explication dans « l’accès limité à l’information et les contraintes budgétaires qui empêchent les acteurs humanitaires de recenser les décès de migrants sur les principaux axes de migration ». L’OIM a ainsi appelé à « renforcer » son financement afin également de « mieux orienter le système humanitaire dans la mise en œuvre de réponses permettant de sauver des vies ».
En 2025, les traversées maritimes sont restées les voies les plus meurtrières: au moins 2.108 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée et 1.047 décès ou disparitions ont été enregistrés sur la voie d’Afrique de l’Ouest/Atlantique en direction des îles Canaries. En 2026, l’OIM a déjà recensé en Méditerranée un « nombre sans précédent de décès de migrants » au cours des deux premiers mois de l’année, avec 606 morts recensés au 24 février.
(APS)




